Londres semble se résoudre à un nouveau référendum écossais-FT

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    LONDRES, 10 mars (Reuters) - L'organisation en Ecosse d'un 
deuxième référendum d'autodétermination semble désormais 
inévitable et les ministres britanniques ne se posent plus 
qu'une seule question, celle de sa date, rapporte vendredi le 
Financial Times. 
    La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a déclaré 
jeudi vouloir organiser un tel scrutin fin 2018, à quelques mois 
de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, malgré 
l'hostilité de  Theresa May, chef du gouvernement britannique. 
    "Cela semble désormais inévitable. Je ne pense pas que nous 
soyons dans une position qui nous permette de l'empêcher", a 
déclaré un ministre cité par le Financial Times. 
    Une autre source du quotidien financier a pour sa part 
déclaré : "le seul débat actuellement en cours tourne autour de 
la date". 
    Selon le FT, le gouvernement central est déterminé à se 
battre pour reporter l'organisation du référendum à une date 
postérieure à la sortie de l'Union. 
    Élue en 2014 après l'échec d'un premier référendum, Nicola 
Sturgeon a répété à plusieurs reprises qu'elle organiserait un 
nouveau scrutin si Londres s'engageait sur la voie d'un "Brexit 
dur" qui priverait les Écossais de leur accès au marché unique 
européen et de leur liberté de circulation et de travail. 
    La plupart des sondages montrent que le camp de 
l'indépendance reste à peu près au même niveau qu'en 2014, soit 
à 45% des intentions de vote, et que la plupart des Écossais ne 
souhaitent pas un nouveau référendum sur le sujet. 
    Toutefois, un sondage Ipsos Mori paru jeudi montre que, 
parmi ceux qui auraient l'intention de voter, le soutien pour 
l'indépendance est passé à 50%, soit un score identique à ceux 
qui veulent rester dans le Royaume-Uni. 
    Cela représente une augmentation de 2 points du soutien à 
l'indépendance par rapport à la dernière enquête Mori. Ce 
dernier sondage a été réalisé par téléphone auprès de 1.029 
personnes entre le 24 février et le 6 mars. 
    En l'état actuel du droit applicable, un second référendum 
sur l'indépendance devra être approuvé par le gouvernement de 
Theresa May qui a dit à plusieurs reprises ne pas voir la 
nécessité d'une nouvelle consultation populaire en Ecosse. 
 
 (Guy Faulconbridge, Nicolas Delame pour le service français) 
 
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  • Berg690 il y a 11 mois

    Les europhiles a la dubout.

  • franck8 il y a 11 mois

    Les écossais sont les bienvenus !

  • heimdal il y a 11 mois

    Cnest vrzi qu'ils ont un tas de choses à apporter à l'UE: du whisky ,des kilts et du chômage .

  • M5285637 il y a 11 mois

    ils ont raison de quitter ce bateau ivre les Écossais.eux sont de vrais européens