Londres s'interroge sur l'avenir de BAE

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Les Britanniques redoutent de voir BAE faire cavalier seul après l'échec de la fusion avec EADS, qui suscitait pourtant leur méfiance. Les syndicats craignent des suppressions d'emplois.

Controversé, le projet de fusion BAE-EADS suscitait beaucoup de méfiance en Grande-Bretagne. Avorté, il laisse le champion britannique de la défense dans l'expectative. Et les Anglais, qui craignaient les conséquences pour l'emploi du rapprochement entre leur champion de la défense et le géant franco-allemand, redoutent maintenant les conséquences de la «non-fusion».

Si David Cameron s'était montré partisan du «deal», de nombreuses voix, particulièrement au sein du Parti conservateur, s'étaient élevées contre la perspective de confier 40% de BAE aux Français et aux Allemands. Certains craignaient de voir l'Etat britannique, qui n'est pas actionnaire de BAE mais dispose d'une golden share, marginalisé face à des États européens entrant au capital du nouveau groupe.

La crainte d'une absorption par un géant américain

«Je suis soulagé que ça ait échoué mais choqué que nous ayons semblé prêts à poursuivre quelque chose de si potentiellement dangereux pour no

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