Londres s'attend à négocier jusqu'à l'extrême limite avec l'UE

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    LONDRES, 14 février (Reuters) - Les négociations entre la 
Grande-Bretagne et ses partenaires européens se joueront jusqu'à 
l'extrême limite du conseil européen de jeudi et vendredi à 
Bruxelles, a estimé dimanche le chef de la diplomatie 
britannique Philip Hammond. 
    "Il n'y a pas encore d'accord, il y a une version de 
travail, il y a beaucoup de choses en mouvement, nous aurons une 
négociation qui va durer toute la semaine, et il ne fait aucun 
doute à mes yeux qu'elle durera jusqu'à la dernière minute", a 
dit le secrétaire au Foreign Office devant les caméras de la 
BBC. 
    Réélu en mai dernier, David Cameron a promis de renégocier 
les relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne sur 
quatre points qu'il juge cruciaux (législation/souveraineté, 
relations entre pays membres et non membres de la zone euro, 
compétitivité, immigration). Il posera ensuite par référendum la 
question du maintien ou non de la Grande-Bretagne au sein du 
bloc communautaire européen. 
    Un pré-projet d'accord a été négocié entre Londres et 
Bruxelles. Le texte présenté au début du mois par le président 
du Conseil européen, Donald Tusk, est désormais entre les mains 
des "sherpas" des Vingt-Huit et les derniers détails doivent 
être réglés par les chefs d'Etat et de gouvernement en fin de 
semaine à Bruxelles.   
    "Nos partenaires européens comprennent qu'il nous faut un 
accord robuste dans chacun de ces domaines si l'on veut que le 
peuple britannique vote pour le maintien dans l'Union 
européenne", a poursuivi Hammond. 
    D'après un sondage ComRes publié dimanche dans l'Independent 
on Sunday et le Sunday Mirror, 58% des Britanniques estiment que 
leur Premier ministre n'obtiendra pas un bon accord de ses 
partenaires européens contre 21% d'un avis contraire. 
    Le même sondage indique que si 39% des personnes interrogées 
pensent que le Royaume-Uni a intérêt à rester dans l'UE, une 
proportion assez proche (36%) juge à l'inverse que l'économie 
britannique se porterait mieux si le pays quittait l'Europe. 
  
 
 (Paul Sandle; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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