Londres renonce à imposer des règles strictes à Uber

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    LONDRES, 20 janvier (Reuters) - L'organisme responsable des 
transports à Londres a décidé mercredi de ne pas imposer de 
strictes restrictions d'activité aux voitures de tourisme avec 
chauffeur (VTC), y compris celles d'Uber  UBER.UL , mais elle 
pourrait taxer ces véhicules par le biais du péage urbain en 
vigueur dans la capitale britannique. 
    Après des mois de protestations des chauffeurs de taxi 
londoniens, Transport for London (TfL) avait lancé l'an dernier 
une consultation sur les moyens possibles de faire face à cette 
concurrence nouvelle. 
    L'organisme a fait savoir mercredi qu'il avait décidé que 
les opérateurs de VTC ne seraient pas tenus à un délai minimum 
de cinq minutes entre la réservation et le début du trajet et 
qu'ils pourraient afficher sur une application les véhicules 
immédiatement disponibles. 
    Uber, qui permet aux clients de réserver et de régler une 
course à partir de leur smartphone, s'est félicité de cette 
décision. "Nous sommes heureux que Transport for London ait 
entendu les points de vue des passagers et des conducteurs, sans 
   retenir les idées de cinglés proposées l'an dernier, comme un 
délai d'attente obligatoire de cinq minutes", a déclaré Jo 
Bertram, le directeur général de la firme américaine au 
Royaume-Uni. 
    Pour autant, TfL a dit être sensible aux problèmes de 
congestion du trafic et de pollution, surtout dans le centre de 
Londres, et a noté que le nombre de chauffeurs de VTC dans la 
ville était passé de 59.000 début 2010 à plus de 95.000 
actuellement. 
    Le maire Boris Johnson, initialement favorable à une 
limitation du nombre de VTC, a dit mercredi qu'il réfléchirait à 
supprimer l'exemption de péage urbain dont bénéficient ces 
véhicules. 
    La plupart des automobilistes doivent payer jusqu'à 11,50 
livres (15 euros) pour pénétrer dans le centre de Londres, y 
compris dans le quartier financier de la City, mais les taxis et 
VTC en sont dispensés. 
    "Les véhicules avec chauffeur privés représentent maintenant 
plus de 10% de tous les véhicules entrant dans la zone et j'ai 
demandé à TfL d'étudier l'impact et la faisabilité d'une levée 
de l'exemption de péage dont ils bénéficient", a déclaré Boris 
Johnson. 
    Uber, qui a son siège à San Francisco et compte Goldman 
Sachs  GS.N  et Google  GOOGL.O  parmi ses actionnaires, a 
adressé une lettre ouverte au maire pour lui demander de 
maintenir son statut, en disant vouloir contribuer à réduire la 
circulation à Londres. 
    TfL, dans ses recommandations sur lesquelles son conseil 
d'administration aura à se prononcer en mars, demande que les 
conducteurs passent un test d'anglais et, lorsqu'ils prennent un 
client, communiquent à l'avance une estimation garantie de leur 
tarif. Les firmes de VTC devront en outre fournir un numéro de 
téléphone à composer en cas de plainte. 
 
 (Costas Pitas, Véronique Tison pour le service français, édité 
par Marc Angrand) 
 

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