Londres promet de faire le nécessaire pour stabiliser l'économie

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LE NOUVEAU CHANCELIER DE L'ÉCHIQUIER VEUT RASSURER LES MARCHÉS
LE NOUVEAU CHANCELIER DE L'ÉCHIQUIER VEUT RASSURER LES MARCHÉS

LONDRES (Reuters) - Le nouveau chancelier de l'Echiquier, Philip Hammond, a promis jeudi de faire tout le nécessaire pour stabiliser l'économie et restaurer la confiance après le vote des Britanniques en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne lors du référendum du 23 juin dernier.

"Les marchés ont besoin d'être rassurés, ils doivent savoir que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour maintenir l'économie sur les rails", a déclaré l'ex-secrétaire au Foreign Office sur l'antenne d'ITV, s'exprimant dans les médias pour la première fois depuis sa nomination au poste de ministre des Finances mercredi soir par Theresa May.

Comme la Première ministre, Philip Hammond, 60 ans, était partisan du maintien du Royaume-Uni dans l'UE. D'autres ministres, comme son successeur à la tête de la diplomatie Boris Johnson ou le nouveau ministre en charge du Brexit, David Davis, ont milité en faveur d'une sortie.

"Nous travaillons ensemble en dépit des divisions au sein du parti (conservateur) sur le référendumn afin d'obtenir le meilleur accord pour la Grande-Bretagne. Je crois que la confiance est en train de revenir peu à peu et que les Birtanniques vont commencer à voir les contours de l'avenir que nous dessinons", a déclaré Philip Hammond.

Le ministre a précisé qu'il s'entretiendrait dans la matinée avec le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney pour "faire le point".

La BoE, qui n'a pas modifié son taux directeur depuis plus de sept ans, pourrait l'abaisser dès jeudi en fonction de son diagnostic sur les risques que fait courir le Brexit à l'économie britannique.

George Osborne, le prédécesseur de Philip Hammond, a déjà renoncé à l'objectif d'un excédent budgétaire d'ici 2020 et annoncé son intention d'abaisser le taux de l'impôt sur les sociétés à 15%.

Hammond, qui a fait campagne en faveur du maintien dans l'UE, va devoir déterminer une nouvelle trajectoire budgétaire.

Il a écarté la piste d'un collectif budgétaire et déclaré qu'il surveillerait attentivement la situation économique durant l'été avant de fixer des objectifs de dépenses à l'automne, comme de coutume.

Le chancelier de l'Echiquier a également déclaré que le gouvernement n'avait encore pris aucune décision concernant les impôts.

"Je ne vais pas vous dévoiler mes projets ce matin ici à la télévision", a-t-il dit à la BBC.

"Je vais discuter avec les responsables clés de l'économie britannique, comme le gouverneur de la Banque d'Angleterre, regarder la situation, les prévisions et prendre des décisions réfléchies au cours de l'été", a-t-il ajouté.

L'économie britannique a connu une croissance de 2,2% l'an passé et le déficit budgétaire est descendu sous la barre des 4% du PIB, soit son plus bas niveau depuis la crise de 2008.

Cette situation favorable pourrait cependant s'inverser. La Banque d'Angleterre a prévenu que le Brexit pourrait créer un choc sur l'économie avec la possibilité d'une récession.

(Costas Pitas, Kate Holton; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • quoa il y a 5 mois

    tout comme "MOI JE3

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