Londres précise ses exigences pour éviter un "Brexit"-FT

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LONDRES, 30 octobre (Reuters) - La Grande-Bretagne souhaite que les pays de l'Union européenne qui ne font pas partie de la zone euro puissent disposer d'un dispositif d'urgence leur permettant de repousser la mise en oeuvre de mesures susceptibles de menacer leurs intérêts, rapporte vendredi le Financial Times. Le Premier ministre britannique, David Cameron, veut obtenir une renégociation des relations entre Londres et l'UE avant un référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans le bloc européen, promis avant la fin 2017. Citant des ministres et des responsables européens sans les nommer, le Financial Times écrit que la Grande-Bretagne souhaite que des pays non membres de la zone euro, confrontés au risque de se voir imposer des décisions qu'ils jugeraient contraires à leurs intérêts, puissent obtenir un report de vote et la poursuite de consultations au niveau du Conseil européen. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, s'est toutefois engagé auprès de ses homologues européens à ce que Londres ne réclame ni droit de veto ni dérogation pour protéger son industrie financière, ajoute le quotidien financier. Contacté par Reuters, un porte-parole du ministère des Finances a refusé de commenter l'article du Financial Times. David Cameron doit détailler début novembre les modifications qu'il attend d'une renégociation des relations entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne. ID:nL8N12F4VP Parmi les exigences qu'il devrait formuler, figure la possibilité pour les pays non-membres de la zone euro de ne pas être sollicités pour renflouer un Etat du bloc monétaire. (Costas Pitas, Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Joanny)

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