Londres pourrait payer pour un accès au marché commun, dit Davis

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 (Actualisé avec réaction du fondateur du mouvement Leave EU, § 
11-12) 
    LONDRES, 1er décembre (Reuters) - La Grande-Bretagne ne 
serait pas contre le fait de payer l'Union européenne pour 
continuer à avoir accès au marché unique après avoir quitté le 
bloc communautaire, a déclaré jeudi le ministre du Brexit, David 
Davis. 
    Interrogé sur les propos tenus par son collègue devant le 
Parlement à l'heure où Londres élabore sa stratégie de 
négociations en vue de la sortie de l'UE, le ministre des 
Finances, Philip Hammond, a estimé qu'une telle hypothèse ne 
pouvait effectivement pas être écartée. 
    "Nous devons nous pencher sur tout accord qui se présentera 
(...) et je crois que David Davis a absolument raison de ne pas 
écarter la possibilité que l'on puisse vouloir contribuer d'une 
manière ou d'une autre à une forme de mécanisme", a déclaré 
Philip Hammond à des journalistes pendant un déplacement à 
Edimbourg. 
    David Davis a répété devant les parlementaires que la 
priorité pour Londres était d'obtenir le "meilleur accès 
possible au marché unique pour les biens et les services". Si 
cela passe par le versement d'une contribution financière à 
l'UE, "alors bien sûr nous l'envisagerons", a-t-il répondu à la 
question d'un élu de l'opposition travailliste. 
    Les propos du ministre du Brexit ont fait bondir la livre 
sterling, qui a touché un plus haut de plusieurs mois par 
rapport au dollar. 
     
    UN TÉNOR DU BREXIT DÉNONCE "LA BÊTISE" DE DAVIS 
    Le gouvernement de Theresa May est resté jusqu'à présent 
assez flou sur ses intentions en vue du divorce avec l'UE mais 
il a dit qu'il entendait négocier avec Bruxelles une limitation 
de la liberté de circulation des ressortissants des autres pays 
membres, ce qui est normalement incompatible avec le maintien de 
l'accès au marché unique.   
    La porte-parole de Theresa May a déclaré que David Davis 
s'en était tenu à la ligne gouvernementale lorsqu'il a insisté 
devant le Parlement sur le fait que le Brexit signifiait à ses 
yeux que le gouvernement pourrait décider seul "comment dépenser 
l'argent des contribuables". 
    Elle n'a pas fait de commentaire sur une éventuelle 
contribution de Londres au budget communautaire. 
    Philip Hammond s'est en revanche montré ouvert à cette 
hypothèse, rappelant que la conclusion d'un accord de 
libre-échange avec l'UE après le Brexit figurait "tout en haut" 
de la liste des priorités du gouvernement. 
    "Cela peut passer ou non par l'appartenance au marché unique 
mais il est possible d'y parvenir par d'autres moyens", a-t-il 
éludé. 
    Pour sa part, Aaron Banks, fondateur du mouvement Leave EU, 
a dénoncé une "concession d'une incroyable stupidité" et estimé 
que Davis était "un politicien qui ne sait à l'évidence rien (de 
la conduite) des affaires ou d'une négociation". 
    "Sans aucune pression pour le faire, le nouveau ministre du 
Brexit révèle sa bêtise en cédant sur un point de discorde aussi 
fondamental et en jetant l'argent des contribuables", a-t-il 
ajouté dans un communiqué. 
    La France et l'Irlande ont exprimé jeudi leur frustration à 
l'égard du gouvernement britannique en lui reprochant de prendre 
trop de temps pour définir sa position sur le Brexit. 
  
    Le porte-parole de Jeroen Dijsselbloem, le président de 
l'Eurogroupe, a de son côté prévenu que Londres ne pouvait pas 
espérer se retrouver dans une situation "meilleure ou moins 
contraignante que celle des Etats membres de l'UE" après avoir 
quitté le bloc. 
 
 (Kylie MacLellan avec Sarah Young à Londres et Elisabeth 
O'Leary à Edimbourg, Tangi Salaün pour le service français, 
édité par Henri-Pierre André) 
 
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