Londres ne versera qu'un milliard d'euros de plus à l'UE

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(Actualisé, détail de l'accord) par Robin Emmott BRUXELLES, 7 novembre (Reuters) - La Grande-Bretagne ne versera qu'environ un milliard d'euros supplémentaires au budget de l'Union européenne, en deux échéances au cours du deuxième semestre 2015 et sans intérêts de retard, a annoncé vendredi à Bruxelles le chancelier de l'Echiquier, George Osborne. L'UE réclamait à Londres une contribution supplémentaire de 2,1 milliards d'euros à régler avant le 1er décembre prochain, ce que refusait catégoriquement le gouvernement de David Cameron. La réduction de moitié de la somme réclamée par Bruxelles s'explique par une nette augmentation l'an prochain de la "ristourne" que la Grande-Bretagne reçoit chaque année de l'UE depuis 1984 et qui sera versée par anticipation. "Nous avons réduit la note de moitié, nous avons repoussé le paiement et nous ne paierons pas d'intérêts", s'est réjoui le ministre britannique des Finances après avoir rencontré ses homologues européens à Bruxelles. "La note, au lieu des 1,7 milliard de livres réclamées, s'élèvera à environ 850 millions de livres", a ajouté George Osborne. La commissaire européenne au Budget, Kristalina Georgieva, a confirmé lors d'une conférence de presse que le délai de paiement accordé aux Britanniques et la hausse du "rabais" qui leur est versé allaient ramener la facture "à environ un milliard d'euros". SEPTEMBRE 2015 La "ristourne" accordée à Londres par l'UE, qui s'établit à 5,4 milliards d'euros cette année, devrait approcher les six milliards l'an prochain, en vertu du nouveau système statistique qui est justement à l'origine de la contribution supplémentaire réclamée aux Britanniques. Le ministre français des Finances a précisé que la Grande-Bretagne aurait jusqu'au 1er septembre 2015 pour s'acquitter de sa contribution. En visite vendredi en Finlande, David Cameron avait mis en garde l'Union contre "un problème majeur" si cette question n'était pas réglée. La position de Londres avait recueilli les sympathies de l'Italie, de l'Allemagne et de la France. La contribution supplémentaire au budget communautaire réclamée a été calculée à la suite d'une révision de statistiques qui a révélé une amélioration de l'état de santé de l'économie britannique. L'Italie, qui assure actuellement la présidence tournante de l'UE, avait donc présenté à Bruxelles l'offre d'étalement des versements britanniques, sans intérêts de retard, pour tenter de sortir de l'impasse. "Nous devons faire preuve de souplesse", avait estimé le ministre espagnol de l'Economie, Luis De Guindos, en arrivant à l'Ecofin. Contrairement à la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne profitent, elles, de la révision statistique à l'origine d'une modification des contributions des Etats-membres au budget communautaire. (Avec Jan Strupczewski, Alastair Macdonald et Francesco Guarascio à Bruxelles, Kylie MacLellan à Londres et Jussi Rosendahl à Helsinki; Guy Kerivel pour le service français)

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