Londres ne doit pas jouer "au chat et à la souris", dit Ayrault

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JEAN-MARC AYRAULT PRESSE LONDRES D'OUVRIR LES DISCUSSIONS SUR LE BREXIT
JEAN-MARC AYRAULT PRESSE LONDRES D'OUVRIR LES DISCUSSIONS SUR LE BREXIT

BERLIN/PARIS (Reuters) - Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a réaffirmé samedi à Berlin la position de Paris sur la nécessité d'ouvrir le plus rapidement possible les discussions sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne après le référendum de jeudi.

"L'urgence, c'est le respect de l'article 50. Il n'y aucune raison de jouer au chat et à la souris", a-t-il dit à la presse, à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de la Communauté européenne - France, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg.

Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé vendredi qu'il laisserait le soin à son successeur, qui devrait être désigné en octobre, d'invoquer l'article 50 qui déclenchera jusqu'à deux ans de négociations sur la sortie de son pays de l'UE.

"Bien sûr il faut désigner un nouveau Premier ministre, ça demande sans doute quelques jours mais il y a une certaine urgence (...), parce qu'il en va des intérêts des Britanniques comme des Européens à ce qu'on ne laisse par une période d'incertitude qui aura des conséquences financières, qui peut avoir des conséquences économiques, qui peut avoir des conséquences politiques", a déclaré Jean-Marc Ayrault lors d'un point presse aux côtés de ses homologues européens.

"Nous respectons la Grande-Bretagne, nous respectons le vote de son peuple, qui est un grand peuple - même si nous le regrettons - mais nous demandons à ce que l'Europe aussi et les 27 autres soient respectés", a ajouté Jean-Marc Ayrault.

"C'est une question de respect et d'intérêts parce que si on laisse pourrir cette situation sous prétexte de problèmes internes d'un parti, là ce n'est plus le vote du peuple mais le vote d'une formation politique", a précisé le chef de la diplomatie française à la presse.

Selon lui, le message adressé à la fois aux Britanniques et aux Européens par les six ministres réunis dans la capitale allemande est le suivant: "Vous avez fait votre choix, mais l'Europe que nous voulons, même s'il faut l'améliorer, même s'il faut la transformer, même s'il faut aussi être encore plus efficace, alors nous voulons la faire vivre."

(John Irish et Myriam Rivet, édité par Tangi Salaün)

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