Londres n'a pas fixé de date butoir à EDF pour Hinkley Point

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PAS DE DATE BUTOIR BRITANNIQUE POUR LE PROJET HINKLEY POINT D'EDF
PAS DE DATE BUTOIR BRITANNIQUE POUR LE PROJET HINKLEY POINT D'EDF

LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique n'a pas fixé de date limite à EDF pour prendre une décision sur le projet nucléaire de Hinkley Point, a déclaré mardi la ministre de l'Energie et du Changement climatique.

Entendue au Parlement par la commission de l'Energie et du Changement climatique, Andrea Leadsom a dit rester "totalement confiante" dans l'aboutissement du projet bien qu'EDF ait reporté sa décision finale d'investissement.

La commission avait auparavant auditionné Vincent de Rivaz, le directeur général d'EDF Energy, la filiale britannique d'EDF, qui a dit ne pas être en mesure de donner une date précise.

EDF a annoncé en avril qu'il reportait sa décision finale d'investissement sur la centrale britannique pour se donner le temps de consulter son comité central d'entreprise (CCE).

Cette consultation a débuté le 2 mai et prendra au moins 60 jours, a précisé Vincent de Rivaz. "Je ne veux pas préjuger sur le résultat de la consultation (...), plus tôt nous aurons la décision finale d'investissement, mieux ce sera", a-t-il dit aux parlementaires.

Le projet de Hinkley Point, dont le coût est estimé à au moins 18 milliards de livres (23,53 milliards d'euros), a été annoncé en octobre 2013. Il prévoit la construction de deux réacteurs de type EPR. Cette centrale, une fois construite, est censée fournir 7% de l'électricité produite en Grande-Bretagne, mais EDF a repoussé sa décision finale d'investissement le temps de nouer des partenariats et d'élargir le financement.

EDF espère toujours que le site commencera à produire de l'électricité en 2025 mais fournira des indications sur le calendrier une fois prise la décision finale d'investissement, a dit Vincent de Rivaz.

L'électricien français a précisé ce mois-ci que la mise en service du premier réacteur devrait intervenir 115 mois après la décision finale d'investissement.

Aussi bien Andrea Leadsom que Vincent de Rivaz ont assuré que le projet ne serait pas remis en cause en cas de sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne après le référendum sur cette question organisé le 23 juin.

Dans une lettre adressée lundi aux parlementaires britanniques, le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, assure que les autorités françaises continuent de soutenir pleinement le projet et ont toute confiance dans le fait qu'une décision finale d'investissement pourra intervenir rapidement après la consultation du CCE d'EDF.

(Susanna Twidale, avec Karolin Schaps; Véronique Tison et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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