Londres invité à justifier son peu d'empressement sur le Brexit

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PARIS ET DUBLIN VEULENT LA MISE EN PLACE DU BREXIT SOUS PEU
PARIS ET DUBLIN VEULENT LA MISE EN PLACE DU BREXIT SOUS PEU

DUBLIN (Reuters) - François Hollande a de nouveau souhaité jeudi que le Royaume-Uni notifie le plus rapidement possible sa décision de sortir de l'Union européenne et précisé qu'il demanderait à Theresa May de lui expliquer les raisons de son manque d'empressement.

Interrogé sur les quelques mois que la nouvelle Première ministre britannique souhaite prendre avant de notifier la volonté du Royaume-Uni de quitter l'UE, le président français a répondu qu'"il faudrait qu'il y ait des justifications".

"Si c'est pour retarder la négociation qui elle-même pourrait prendre du temps, je pense que ce serait créer une incertitude dommageable. Si c'est pour avoir un peu plus de temps avant la négociation pour que la négociation elle-même soit plus courte, ça se discute", a-t-il dit au côté d'Enda Kenny, Premier ministre irlandais, lors d'une visite de travail à Dublin.

François Hollande a précisé qu'il discuterait avec la chancelière allemande, Angela Merkel, après avoir reçu Theresa May à l'Elysée jeudi en fin d'après-midi. "J'échangerai avec elle pour savoir exactement la réponse à donner", a-t-il dit.

Le président français avait auparavant déclaré qu'avec le Royaume-Uni "il ne peut pas y avoir de discussion qui précéderait la négociation, avec Madame Merkel de ce point de vue nous partageons la même approche : il faut ouvrir la négociation, le plus tôt sera le mieux, dans des conditions qui doivent être établies".

Dans une déclaration commune, les dirigeants français et irlandais ont souhaité que le Royaume-Uni notifie son intention de quitter l'Union européenne "le plus rapidement possible".

"Le Premier ministre et le président se sont également mis d'accord sur l'importance de maintenir le partenariat le plus étroit possible entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, fondé sur l'équilibre des droits et des obligations, y compris pour ce qui concerne les quatre libertés", poursuit la déclaration.

(John Irish, avec Jean-Baptiste Vey à Paris, édité par Yves Clarisse)

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