Londres freine le grand projet nucléaire d'EDF

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La station nucléaire de Hinkley Point, à Somerset, en Angleterre, le 28 juillet 2016.
La station nucléaire de Hinkley Point, à Somerset, en Angleterre, le 28 juillet 2016.

Le gouvernement britannique retarde à l’automne la signature du contrat d’Hinkley Point, prévue initialement ce vendredi.

Entre EDF et le nouveau gouvernement de Theresa May, cela ressemble à un « je t’aime, moi non plus ». Quelques heures après que, jeudi 28 juillet, le conseil d’administration du géant français de l’énergie a donné son feu vert à la construction de la centrale nucléaire géante d’Hinkley Point C (ouest de l’Angleterre), l’exécutif britannique a, lui, tempéré son ardeur en allumant un feu orange. « Le gouvernement va à présent analyser soigneusement tous les aspects de ce projet et prendra sa décision au début de l’automne », a déclaré Greg Clark, le nouveau ministre du commerce et de l’énergie, provoquant la surprise à Paris. Vincent de Rivaz, PDG d’EDF Energy, filiale britannique du groupe français, qui devait signer vendredi au Royaume-Uni le contrat final avec le gouvernement, a dû annuler ce déplacement.

Pourtant, après une décennie de reports successifs – en 2007, M. Rivaz avait promis aux Britanniques qu’ils rôtiraient leurs dindes de Noël 2017 grâce à la nouvelle centrale nucléaire –, Londres semblait cette fois n’attendre que l’accord d’EDF, pour s’engager dans ce projet pharaonique qui doit fournir 7 % de la consommation électrique britannique à l’horizon 2025. David Cameron, le prédécesseur de Mme May, qui a démissionné au lendemain du vote favorable au Brexit lors du référendum du 23 juin, était acquis au projet.

Ce ne semble pas être le cas de la nouvelle locataire de Downing Street. Outre les critiques de plus en plus vives dans la presse et la société civile...

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