Londres fera tout le nécessaire pour stabiliser l'économie-Hammond

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 (Ajoute déclarations) 
    LONDRES, 14 juillet (Reuters) - Le nouveau chancelier de 
l'Echiquier, Philip Hammond, a promis jeudi de faire tout le 
nécessaire pour stabiliser l'économie et restaurer la confiance 
après le vote des Britanniques en faveur de la sortie du 
Royaume-Uni de l'Union européenne lors du référendum du 23 juin 
dernier.  
    "Les marchés ont besoin d'être rassurés, ils doivent savoir 
que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour maintenir 
l'économie sur les rails", a déclaré l'ex-secrétaire au Foreign 
Office sur l'antenne d'ITV, s'exprimant dans les médias pour la 
première fois depuis sa nomination au poste de ministre des 
Finances mercredi soir par Theresa May.  
    Comme la Première ministre, Philip Hammond, 60 ans, était 
partisan du maintien du Royaume-Uni dans l'UE. D'autres 
ministres, comme son successeur à la tête de la diplomatie Boris 
Johnson ou le nouveau ministre en charge du Brexit, David Davis, 
ont milité en faveur d'une sortie.  
    "Nous travaillons ensemble en dépit des divisions au sein du 
parti (conservateur) sur le référendumn afin d'obtenir le 
meilleur accord pour la Grande-Bretagne. Je crois que la 
confiance est en train de revenir peu à peu et que les 
Birtanniques vont commencer à voir les contours de l'avenir que 
nous dessinons", a déclaré Philip Hammond.  
    Le ministre a précisé qu'il s'entretiendrait dans la matinée 
avec le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney pour 
"faire le point".  
    La BoE, qui n'a pas modifié son taux directeur depuis plus 
de sept ans, pourrait l'abaisser dès jeudi en fonction de son 
diagnostic sur les risques que fait courir le Brexit à 
l'économie britannique.   
    George Osborne, le prédécesseur de Philip Hammond, a déjà 
renoncé à l'objectif d'un excédent budgétaire d'ici 2020 et 
annoncé son intention d'abaisser le taux de l'impôt sur les 
sociétés à 15%.       
    Hammond, qui a fait campagne en faveur du maintien dans 
l'UE, va devoir déterminer une nouvelle trajectoire budgétaire. 
    Il a écarté la piste d'un collectif budgétaire et déclaré 
qu'il surveillerait attentivement la situation économique durant 
l'été avant de fixer des objectifs de dépenses à l'automne, 
comme de coutume.  
    Le chancelier de l'Echiquier a également déclaré que le 
gouvernement n'avait encore pris aucune décision concernant les 
impôts.  
    "Je ne vais pas vous dévoiler mes projets ce matin ici à la 
télévision", a-t-il dit à la BBC.  
    "Je vais discuter avec les responsables clés de l'économie 
britannique, comme le gouverneur de la Banque d'Angleterre, 
regarder la situation, les prévisions et prendre des décisions 
réfléchies au cours de l'été", a-t-il ajouté.  
    L'économie britannique a connu une croissance de 2,2% l'an 
passé et le déficit budgétaire est descendu sous la barre des 4% 
du PIB, soit son plus bas niveau depuis la crise de 2008. 
    Cette situation favorable pourrait cependant s'inverser. La 
Banque d'Angleterre a prévenu que le Brexit pourrait créer un 
choc sur l'économie avec la possibilité d'une récession. 
 
 (Costas Pitas, Kate Holton; Jean-Stéphane Brosse pour le 
service français) 
 
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