Londres examinera en détail le projet Hinkley Point

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 (Actualisé avec réaction ministère français de l'Economie) 
    LONDRES, 29 juillet (Reuters) - Le nouveau gouvernement 
britannique a besoin de revoir en détail le projet de 
construction de deux réacteurs nucléaires EPR en Angleterre, à 
Hinkley Point, avant de prendre une décision cet automne, a 
déclaré vendredi une porte-parole du gouvernement.  
    Le conseil d'administration d'EDF  EDF.PA  a donné jeudi 
soir son feu vert à ce projet controversé.  
    Mais le nouveau ministre britannique des Entreprises et de 
l'Energie, Greg Clark, a annoncé dans la foulée que son 
gouvernement allait examiner minutieusement tous les éléments du 
projet et rendre sa décision en début d'automne. 
    Londres, a déclaré une porte-parole du ministère des 
Entreprises, de l'Energie et de la Stratégie industrielle, a 
"besoin d'examiner tous les détails".  
    "Il est simplement normal d'examiner les détails avant de 
prendre une décision", a-t-elle ajouté.  
    Le gouvernement britannique est dirigé par Theresa May 
depuis que David Cameron a démissionné à la suite du vote 
favorable à une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne lors 
du référendum du 23 juin. 
    Le projet Hinkley Point comporte des risques commerciaux 
pour la France comme pour le Royaume-Uni. 
    EDF prendra en charge l'investissement en amont, ce qui 
pourrait mettre en péril les finances de l'entreprise selon les 
syndicats, tandis que Londres s'est engagé à verser un tarif 
deux fois plus élevé que les prix actuels du marché pour 
l'électricité produite par la centrale.  
    "Je ne doute pas du soutien du gouvernement britannique 
dirigé par Mme May", a réagi le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy lors 
d'une conférence téléphonique vendredi matin.      
   Au ministère français de l'Economie, on déclare "comprendre" 
ce nouveau délai. 
    "Nous avons des échanges depuis plusieurs jours avec le 
nouveau gouvernement britannique et nous ne sommes pas surpris 
des déclarations", déclare-t-on. 
    "On retient qu'EDF avec son conseil d'administration s'est 
mis en situation de signer un accord avec les autorités 
britanniques et chinoises. Après, on comprend évidemment que le 
gouvernement britannique, dans la situation actuelle, souhaite 
disposer de quelques semaines avant de donner son accord final", 
a-t-on ajouté.     
     
 
 (Nina Chestney; Wilfrid Exbrayat et Jean-Stéphane Brosse pour 
le service français) 
 

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  • M7361806 il y a 11 mois

    Vous croyez en la parole des ANGLAIS ?

  • M7361806 il y a 11 mois

    J'espère qu'ils vont arreter la mégalomanie des fonctionnaires et gouvernement socialiste de la FRANCE .OUTRE les privilèges exorbitants des agents EDF salaires retraites vacances gratuites c'est bien le peuple qui paye sur ses factures et impots !