Londres et Dublin en médiateurs sur la crise nord-irlandaise

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DUBLIN, 3 septembre (Reuters) - Les gouvernements britannique et irlandais ouvriront la semaine prochaine des discussions avec les partis nord-irlandais pour apaiser les tensions liées au récent meurtre d'un ancien membre de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) imputé à l'organisation nationaliste officiellement dissoute il y a dix ans. La décision a été annoncée par les Premiers ministres des deux pays, le Britannique David Cameron et l'Irlandais Enda Kenny. Le Premier ministre d'Irlande du Nord, Peter Robinson, du Parti unioniste démocratique (DUP), a demandé mardi à David Cameron de suspendre pendant quatre semaines l'Assemblée de Belfast afin de faciliter ces discussions qui visent à sauver le système de partage du pouvoir entre le DUP et le Sinn Féin, qui fut longtemps la branche politique de l'IRA. Le DUP réclame que le Sinn Féin quitte le gouvernement depuis que la police a annoncé, le mois dernier après un meurtre à Belfast, qu'une cellule de l'IRA était peut-être impliquée. Le démantèlement de l'IRA est un élément central des accords de 1998 qui ont mis fin au conflit nord-irlandais. Le Sinn Féin conteste les conclusions de la police selon lesquelles certaines structures de l'IRA seraient encore actives et avertit qu'une chute du gouvernement de coalition pourrait conduire à une recrudescence des violences dans la province britannique et contraindre Londres et Dublin à intervenir. Le parti unioniste d'Ulster (UUP), deuxième parti unioniste d'Irlande du Nord derrière le DUP, a claqué la porte du gouvernement la semaine dernière en dénonçant le "manque de crédibilité" du Sinn Féin. (Padraic Halpin; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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