Londres envisagerait une nationalisation du pôle marine de Rolls-FT

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    LONDRES, 14 décembre (Reuters) - La Grande-Bretagne 
envisagera une nationalisation de la filiale de Rolls-Royce 
 RR.L  spécialisée dans les systèmes électriques des sous-marins 
nucléaires si les difficultés du groupe industriel empirent, 
écrit le Financial Times lundi. 
    Londres pourrait aussi décider de fusionner tout ou partie 
du motoriste aéronautique avec BAE Systems  BAES.L , le premier 
groupe britannique de défense, ajoute le quotidien financier. 
    Les conjectures d'OPA se multiplient autour de Rolls-Royce 
depuis que son action a perdu 30% en l'espace d'un an en raison 
de plusieurs avertissements sur ses résultats liés au 
ralentissement de sa division de moteurs pour la marine et aux 
problèmes rencontrés par son pôle de maintenance de moteurs. 
    L'Etat britannique est propriétaire d'une "action 
spécifique" dans Rolls-Royce, ce qui veut dire que Londres a un 
droit de regard sur certains contrats. La présence étrangère au 
sein de Rolls-Royce est plafonnée à 15% conformément aux 
disposition prises lors de sa privatisation en 1987. 
    Les informations du FT laissent penser que le gouvernement 
britannique est mal à l'aise avec la situation de Rolls-Royce, 
acteur important de la défense nationale. Les services du 
Premier ministre David Cameron s'inquiètent du fait que la 
direction du motoriste n'a guère d'expérience en matière de 
défense contre une OPA hostile. 
    Une porte-parole de David Cameron a déclaré qu'il n'était 
pas question de conjecturer sur l'avenir du deuxième motoriste 
mondial de l'aéronautique mais a mis en avant l'importance de 
cette société, figurant dans l'indice boursier FTSE-100. 
    "Rolls-Royce est un contributeur de première importance à 
notre économie (...) et nous continuerons de travailler en 
étroite collaboration avec lui", a-t-elle dit. 
    BAE s'est refusé à tout commentaire sur l'article du FT.  
    Rolls-Royce et BAE est partie prenante au programme de 
remplacement des quatre sous-marins nucléaires de la 
Grande-Bretagne, évalué à 31 milliards de livres (43 milliards 
d'euros), soit l'un des plus gros investissements de l'Etat 
britannique. 
    Dans le cas où une tierce partie présenterait un plan 
d'amélioration de la performance de Rolls-Royce, les 
actionnaires pourraient faire pression sur Londres au sujet de 
la règle de l'investissement étranger, observe le FT. 
    Rolls-Royce passe pour être une cible possible pour 
l'américain Pratt & Whitney, motoriste d'United Technologies 
 UTX.N , ou encore l'allemand Siemens  SIEGn.DE .  
    L'action Rolls-Royce gagnait 0,8% à 556,5 pence vers 15h00 
en Bourse de Londres.     
 
 (Sarah Young à Londres et Ankush Sharma à Bangalore, Wilfrid 
Exbrayat pour le service français, édité par Cyril Altmeyer) 
 

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