Londres entamera la procédure de Brexit avant fin mars 2017

le , mis à jour à 17:15
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 (Actualisé avec déclarations congrès de Birmingham) 
    LONDRES, 2 octobre (Reuters) - La Grande-Bretagne invoquera 
l'article 50 du Traité européen et enclenchera ainsi la 
procédure de sortie de l'Union européenne avant fin mars 2017, a 
déclaré dimanche Theresa May à la BBC. 
    La Première ministre indiquait dans une interview publiée ce 
dimanche par le Sunday Times que la procédure de "Brexit" serait 
entamée avant les élections législatives allemandes, prévues en 
septembre 2017.   
    Interrogée par la BBC sur la date précise à laquelle elle 
envisageait d'invoquer l'article 50, Theresa May a confirmé ce 
que beaucoup de commentateurs supposaient: "Nous l'invoquerons 
avant la fin du mois de mars l'année prochaine", a-t-elle dit. 
    Développant son propos lors d'une allocution devant les 
délégués conservateurs réunis en congrès à Birmingham, May a 
répété que le divorce d'avec l'Union européenne ne se ferait pas 
d'une manière brutale. 
    "Il ne peut pas y avoir de retrait soudain et unilatéral. 
Nous devons sortir suivant une procédure acceptée légalement par 
la Grande-Bretagne et par les autres Etats membres", a-t-elle 
affirmé. 
    Lors de cette "transition en douceur", le Parlement 
britannique sera invité à décider quelles lois européennes 
resteront en vigueur au Royaume-Uni, a-t-elle dit sans préciser 
explicitement la question de savoir si elle ferait passer le 
contrôle de l'immigration avant les intérêts commerciaux du 
pays. 
    "Je souhaite parvenir au meilleur accord pour le commerce 
des biens et services et ce que nous faisons en ce moment... 
c'est écouter les entreprises ici au Royaume-Uni, écouter les 
différents secteurs et déterminer ce qui est le plus important 
pour eux", a-t-elle souligné. 
    Obtenir le meilleur accord possible et non un accord rapide, 
est également la promesse faite par le ministre du Commerce Liam 
Fox qui s'exprimait avant la chef du gouvernement lors du 
congrès de Birmingham. 
    "Ce que nous voulons est la meilleure sortie pour le 
Royaume-Uni, pas la plus rapide. Ce sur quoi nous devons nous 
concentrer est la qualité de la relation que nous aurons 
ensuite" avec les Européens, a-t-il ajouté. 
    Theresa May a expliqué que pour parvenir à ce meilleur 
accord possible, elle ne pouvait pas dévoiler son jeu en 
commentant à tout va les négociations. 
    Elle a néanmoins assuré que son gouvernement répondrait à 
l'attente exprimée par les électeurs britanniques en matière de 
contrôle des migrations intra-européennes, sans dire jusqu'où 
pourrait aller ce contrôle, susceptible de priver le Royaume-Uni 
de l'accès au marché unique. 
    Son ministre des Transports, Chris Grayling, a déclaré de 
son côté dimanche que Londres avait l'intention de conserver 
certaines lois européennes, notamment en matière de droit du 
travail et d'environnement. 
    Il a ajouté sur la chaîne ITV que la "Great Repeal Bill" 
abrogeant l'European Communities Act de 1972 qui a présidé à 
l'adhésion du Royaume-Uni au bloc communautaire européen serait 
soumise au Parlement britannique entre mai 2017 et mai 2018.    
     
 
 (Elizabeth Piper, avec Kylie MacLellan et William James à 
Birmingham; Tangi Salaün pour le service français) 
 
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