Londres défend ses raids de drones en Syrie face aux critiques

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LONDRES, 8 septembre (Reuters) - Londres n'hésitera pas à frapper de nouveau en Syrie contre des islamistes soupçonnés de préparer des attentats contre le Royaume-Uni, a averti mardi le ministre britannique de la Défense Michael Fallon, justifiant face aux critiques le raid annoncé la veille par David Cameron. Devant la Chambre des Communes, le Premier ministre a dit avoir approuvé une frappe de drone contre un véhicule qui a coûté la vie à trois djihadistes dont deux Britanniques. Parmi eux figurait Reyaad Khan, originaire de Cardiff et accusé par le Royaume-Uni de préparer des attentats sur son territoire. "Nous n'hésiterons pas à recommencer. Si nous savons qu'un attentat est imminent, si nous savons qui est impliqué, nous devons agir", a déclaré Michael Fallon sur les ondes de la BBC. Les groupes de défense des droits de l'homme et certains avocats ont critiqué la décision d'autoriser cette frappe, menée le mois dernier. Ils réclament que le gouvernement démontre que des attentats étaient en préparation. "Le fait que David Cameron ait court-circuité le Parlement pour mener secrètement ces frappes est profondément préoccupant, tout comme son refus de dévoiler les avis juridiques qui l'ont guidé", estime Kat Craig, directeur juridique de l'ONG Reprieve. L'opposition travailliste demande elle aussi des précisions sur les fondements juridiques de cette décision, qui devrait être soumise selon elle à un examen indépendant. David Cameron a tenu à souligner que cette attaque, qu'il a présentée comme une mesure d'"autodéfense" tout à fait légale, ne s'inscrivait pas dans le cadre des opérations de la coalition internationale mise en place autour des Etats-Unis pour lutter contre l'organisation Etat islamique. (William James, Michael Holden; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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