Londres confirme, l'UE va étendre les sanctions contre la Russie

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EXTENSION CONFIRMÉE DES SANCTIONS DE L'UE CONTRE LA RUSSIE
EXTENSION CONFIRMÉE DES SANCTIONS DE L'UE CONTRE LA RUSSIE

LONDRES (Reuters) - La nouvelle série de sanctions contre la Russie sera une extension des mesures déjà prises à l'encontre de plusieurs responsables russes accusés d'être impliqués dans la crise en Ukraine, a confirmé dimanche le secrétaire britannique au Foreign Office, William Hague.

Européens et Américains travaillent également à des sanctions qui frapperaient plus lourdement l'économie, le commerce et le secteur financier mais elles n'entreraient en vigueur qu'à plus long terme, a ajouté le chef de la diplomatie britannique.

"Nous allons procéder à des sanctions additionnelles, le coût pour la Russie va s'accroître", a dit William Hague sur Sky News.

"Ce dont nous aller parler dans les prochains jours, ce sur quoi nous allons nous entendre, c'est une extension des sanctions existantes, des mesures prises contre des individus ou des entités en Russie", a-t-il précisé.

Des diplomates de l'Union européenne doivent se réunir en urgence ce lundi à Bruxelles pour évoquer de possibles sanctions supplémentaires contre la Russie, a-t-on appris samedi de sources européennes.

L'UE devrait ajouter 15 noms à sa liste des personnalités sanctionnées, qui contient en l'état 33 noms, et se concentrer essentiellement sur les individus soupçonnés d'être responsables des troubles sur le terrain.

Les pays du G7 - auquel appartiennent quatre Etats membres de l'UE (Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie) - sont "convenus d'agir rapidement pour imposer de nouvelles sanctions à la Russie", qu'ils accusent de n'avoir "pris aucune mesure concrète pour appliquer l'accord de Genève".

L'accord négocié et signé le 17 avril par l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'Union européenne prévoit notamment le désarmement des groupes armés illégaux et la libération des bâtiments publics illégalement occupés.

"Nous nous sommes engagés à travailler de toute urgence pour renforcer des sanctions et des mesures ciblées pour accroître le coût pour la Russie de ses actions", poursuivent les pays du G7 dans leur communiqué publié samedi.

Après avoir suspendu dans une première phase de riposte les discussions avec la Russie sur un projet d'accord bilatéral de libéralisation des investissements et des visas, les Européens sont passés à une deuxième phase à la mi-mars, imposant des sanctions ciblées (interdiction de visa, gel d'avoirs) à l'encontre de 21 puis 33 responsables ukrainiens et russes

(Kylie MacLellan; Henri-Pierre André pour le service français)

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