Londres, capitale des francs-tireurs

le
0
Le prochain maire de Londres, quel qu?il soit, risque pourtant de paraître un peu fade, au vu de ses prédécesseurs.
Le prochain maire de Londres, quel qu?il soit, risque pourtant de paraître un peu fade, au vu de ses prédécesseurs.

Le 5 mai, les Londoniens élisent leur nouveau maire. Au-delà de la dimension politique, le duel entre conservateurs et travaillistes vaut par le profil de leurs chefs de file respectifs. À ma droite, Zac Goldsmith, 41 ans, fils de bonne famille (son père était le richissime homme d'affaires franco-britannique Jimmy Goldsmith) et qui présente la particularité, également assez rare outre-Manche, d'être à la fois tory et écologiste. À ma gauche, Sadiq Khan, 45 ans, rejeton d'un chauffeur de bus pakistanais qui, à en croire les sondages, pourrait devenir le premier musulman propulsé à la tête de la capitale du Royaume-Uni.

Un vainqueur fade ?

Le vainqueur quel qu'il soit risque pourtant de paraître un peu fade, comparé à ceux qui l'ont précédé. Depuis la première élection d'un maire au suffrage universel, en 2000, les Londoniens semblent avoir pris un malin plaisir à s'encanailler, privilégiant des personnalités hautes en couleurs : provocatrices, excessives, finalement assez peu représentatives des formations dont elles se réclament et de l'idée qu'on se fait du premier magistrat d'une grande métropole.

C'est le travailliste Ken Livingstone qui a inauguré la charge. Pas vraiment « the right man at the right place » à en juger par son CV : un ancien trotskiste surnommé « Ken le rouge » pour administrer la City, première place financière d'Europe? Les électeurs savaient pourtant à quoi s'en...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant