Londres aurait suspendu la vente de parts de RBS et Lloyds

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LONDRES AURAIT SUSPENDU LA VENTE DE PARTS DE RBS ET LLOYDS
LONDRES AURAIT SUSPENDU LA VENTE DE PARTS DE RBS ET LLOYDS

LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique a renoncé à vendre cette année des participations de l'Etat dans Royal Bank of Scotland (RBS) et Lloyds Banking Group en raison du vote pour la sortie du pays de l'Union européenne et de ses retombées boursières, a-t-on appris de plusieurs sources.

Cette décision devrait le priver de plusieurs milliards de livres de recettes budgétaires.

Le Trésor prévoyait initialement de lever neuf milliards de livres (10,8 milliards d'euros) grâce à la vente d'une partie du capital des deux groupes bancaires, nationalisés pendant la crise financière.

Mais la tempête financière et les incertitudes économiques liées au vote de jeudi dernier l'ont contraint à repousser ces cessions jusqu'à 2017 au plus tôt, dit-on de sources proches du Trésor.

Le ministère des Finances s'attend à une période prolongée de volatilité des marchés, explique-t-on. "Il nous faudra un certain temps pour évaluer les conséquences pour les banques avant de pouvoir ne serait-ce qu'envisager une vente", a dit l'une des sources.

Au-delà de ces deux privatisations bancaires, les incertitudes politiques et économiques risquent aussi de retarder le projet de cession d'un portefeuille de prêts d'environ 14,2 milliards d'euros détenu par Bradford & Bigley, une banque spécialisée dans le crédit immobilier également nationalisée pendant la crise, a expliqué l'une des sources.

Or, la dette publique qui a financé les nationalisations d'établissements financiers représente toujours une charge d'environ 200 millions de livres par mois sous forme d'intérêts, selon les données de l'Office for Budget Responsibility.

L'établissement public UK Financial Investments, qui gère les participations de l'Etat dans le secteur bancaire, et le Trésor ont refusé de commenter ces informations. Lloyds a déclaré que le calendrier d'une éventuelle cession d'une partie de son capital relevait d'une décision du gouvernement et RBS s'est refusé à tout commentaire.

L'Etat détient actuellement 73% du capital de RBS et 9% de Lloyds.

Le ministre des Finances, George Osborne, prévoyait initialement d'achever le désengagement de l'Etat de Lloyds en vendant pour environ deux milliards de livres d'actions à des investisseurs individuels d'ici la fin de l'année et le solde à des investisseurs institutionnels. Il souhaitait parallèlement vendre pour 5,4 milliards de livres d'actions RBS cette année.

(Andrew MacAskill, Marc Angrand pour le service français)

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