Lombard Odier déconseille d'investir dans les banques allemandes:
Combinés à leur dette publique cumulée, les actifs des dix principales institutions financières monétaires des pays de la zone sont 35 fois supérieurs à l'assiette de l'impôt allemande. Dans ces conditions, l'Allemagne n'a tout simplement pas les épaules assez larges pour sauver la zone euro.Pourtant, en avril 2012, l'Allemagne était exposée à hauteur de 25% de son PIB à la zone euro, soit 8 fois plus qu'en 2007. Selon l'institut IFO, les pertes que subirait l'Allemagne par le biais des fonds de sauvetage européens en cas de défaillance des pays PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne) s'élèvent à 704 milliards. Le pays ne s'en trouverait pas ruiné, mais il verrait augmenter de façon très inquiétante son ratio dette/PIB.En prêtant de l'argent aux pays périphériques, l'Allemagne tente d'éviter que ses banques fragiles et endettées ne soient affectées, orchestrant de fait une recapitalisation déguisée de son propre système bancaire. Ce pari est dangereux. L'Allemagne n'a tout simplement pas la capacité de sauver les PIIGS. Si ces derniers subissent une défaillance, l'Allemagne essuiera des pertes non seulement par le biais de l'exposition de son système bancaire aux pays périphériques, mais également par le biais de son engagement dans les fonds européens de sauvetage."Nous éviterions tout investissement dans les banques allemandes : des vagues de nationalisation, de recapitalisation et de dilutions importantes menacent", affirme Stéphanie Kretz.
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