Loire : le directeur de Forgital retenu par des salariés

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Loire : le directeur de Forgital retenu par des salariés
Loire : le directeur de Forgital retenu par des salariés

Dans la Loire, un patron est retenu depuis mardi soir par plusieurs de ses salariés qui demandent une augmentation de leurs indemnités de licenciement. Thomas Benoit, directeur de la forge Forgital du Chambon-Feugerolles, où un plan social est en préparation, a annoncé être retenu «depuis 18 heures (mardi) par une vingtaine de personnes qui veulent obtenir une indemnité supra-légale plus conséquente que celle proposée pour les salariés qui seront licenciés.»

«C'est le seul point de blocage du plan social qui devrait être bouclé d'ici début décembre, en vue d'être soumis aux services de l'Etat», a précisé le directeur du site qui appartient au groupe italien Forgital. Le nombre de salariés licenciés doit être ramené de 90 à 81, sur un total de 174, dans le cadre d'un accord en cours de négociation. Le directeur du site a affirmé «refuser de discuter du montant de l'indemnité supra-légale dans les conditions actuelles», et indiqué avoir informé la direction de son groupe et la préfecture de la Loire de sa situation.

Un dossier connu d'Arnaud Montebourg

Thomas Benoit, qui confie n'avoir pas pu dormir de toute la nuit dans le bâtiment administratif où il est retenu, précise que l'action qui le vise «n'est pas conduite par les représentants du personnel. Même le délégué syndical CGT (syndicat majoritaire dans l'entreprise, NDLR) ne s'y associe pas.» Le responsable CGT de la métallurgie dans la Loire, Frédéric Sanchez, dit «comprendre l'exaspération des salariés», mais ne pas pouvoir cautionner ce genre d'initiative.» «On n'en n'est pas à l'origine et l'expérience nous a montré qu'elle se révèle néfaste pour les salariés», a-t-il ajouté.

Le 4 novembre, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s'était rendu dans cette entreprise de la vallée de l'Ondaine, alors bloquée par une grève depuis près de deux semaines. Il avait annoncé au personnel que l'Etat était «prêt à ...

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  • M7817796 le mercredi 20 nov 2013 à 13:50

    Laissez crever les salariés oui, quelques suicides ici et là ok! mais séquestrer un directeur là non c'est trop! Messieurs les salariés vous devaient mourir en silence. Vous devez vous laisser mourir à petit feu comme le libéralisme l'a prévu!Merci.

  • fquiroga le mercredi 20 nov 2013 à 13:38

    Des méthodes de Al Quaida Magreb existeraient en France?????

  • techluxo le mercredi 20 nov 2013 à 12:51

    c'est une Honte , une honte