Loi Travail : Valls espère se passer du 49-3 grâce à «une majorité de gauche»

le
0
Loi Travail : Valls espère se passer du 49-3 grâce à «une majorité de gauche»
Loi Travail : Valls espère se passer du 49-3 grâce à «une majorité de gauche»

Manuel Valls manie la carotte et le bâton. Vendredi, le Premier ministre affirmait ne pas exclure d'utiliser l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter par les députés le projet de loi Travail, examiné à l'Assemblée nationale depuis mardi. «Il ne faut jamais renoncer à un moyen constitutionnel», affirmait le chef du gouvernement.

Deux jours plus tard, Manuel Valls cherche à se poser en rassembleur. «Chef de la majorité, c'est mon rôle de tout faire pour construire une majorité de gauche sur ce texte, affirme le Premier ministre dans un texte posté sur sa page Facebook dimanche. Chef du gouvernement, c'est ma mission de tout faire pour qu'une loi ambitieuse pour les entreprises et les salariés soit adoptée.»

«Il y a un chemin pour un réformisme de gauche», assure-t-il. Cela suppose du compromis. Avec l’ensemble du gouvernement et Myriam El Khomri, nous voulons en convaincre les Français, pour sortir des idées fausses et des postures». Selon Manuel Valls, le projet de loi Travail, contesté par une partie de la gauche et les syndicats, rencontre deux «contestations». 

«La philosophie du texte ne doit pas bouger»

A droite est, selon lui, contesté «le rôle des syndicats et du paritarisme». «Le gouvernement s'opposera à tous les amendements qui n'iraient pas dans ce sens», prévient-il. A gauche aussi le texte est décrié, en particulier un volet prévoyant le renforcement des accords d'entreprise par rapport à la loi. «La négociation en entreprise conduirait à un affaiblissement des droits des salariés et à une dilution des règles du droit du travail. L'attaque est lourde ! Elle est surtout fausse !» fustige le Premier ministre.

«La loi Travail vise à faire franchir une étape nouvelle à la négociation en entreprise. Une étape nouvelle qui est en droite ligne des lois Auroux de 1982 et Aubry de 1998», fait-il valoir. «Trouver des solutions au niveau de l'entreprise, au plus près des ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant