Loi Travail : une 8e journée de mobilisation sous haute surveillance

le , mis à jour à 09:33
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Loi Travail : une 8e journée de mobilisation sous haute surveillance
Loi Travail : une 8e journée de mobilisation sous haute surveillance

« La CGT ne fait pas la loi dans le pays. » Le ton pris mercredi par Manuel Valls envers les militants de la centrale montreuilloise (Seine-Saint-Denis), décidés à bloquer le pays pour obtenir le retrait de la loi Travail, est mordant. Tout comme la mise au point faite devant les députés par le Premier ministre opposant une fin de non-recevoir à toute demande d'ouverture : ni retrait ni aménagement du fameux article 2 sur l'inversion de la hiérarchie des normes.

A la veille de la huitième journée de mobilisation appelée dès ce jeudi matin dans toute la France, ces déclarations catégoriques vont-elles mettre de l'huile sur le feu ou bien calmer les ardeurs des manifestants ? La dernière fois, les cortèges s'étaient regonflés (68 000 manifestants, selon la police, 400 000 selon la CGT) et les violences avaient diminué. Dans les QG des sept syndicats organisateurs, cette nouvelle journée de bras de fer dans la rue est tout de même considérée à « haut risque ».

Face à un mouvement qui s'est durci depuis deux mois et aux violences répétées dans les cortèges, les services d'ordre (le SO comme on dit dans les manifs) syndicaux chargés d'assurer la sécurité des manifestants sont sur les dents.

Gros bras mis à l'épreuve

Pointés du doigt plusieurs fois par l'exécutif, accusés de ne pas tenir leurs troupes, les « gros bras » de la CGT et de FO sont aujourd'hui mis à rude épreuve. Lors de la journée de mobilisation du 17 mai certains avaient même sorti des battes de base-ball, manches de pioche, casques et matraques télescopiques, entre autres. « Certains sont un peu sortis des clous, mais une semaine auparavant, à Paris, 7 membres du service d'ordre côté CGT et 3 de FO se sont retrouvés à l'hôpital... » se souvient un haut responsable syndical. « On n'a jamais vu un tel degré de violence, le climat est malsain. Tous les gars y vont avec la peur au ventre. D'habitude, on faisait de la balade. ...

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