Loi Travail : Sarkozy ne juge «pas raisonnable» l'interdiction des manifestations

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Loi Travail : Sarkozy ne juge «pas raisonnable» l'interdiction des manifestations
Loi Travail : Sarkozy ne juge «pas raisonnable» l'interdiction des manifestations

Alors que la majorité des ténors de son parti soutiennent l'idée du gouvernement d'interdire les manifestations en raison des violences, Nicolas Sarkozy, président des Républicains (LR), estime, quant à lui, qu'il n'était «pas raisonnable» d'interdire aux syndicats de défiler jeudi contre le contesté projet de loi travail.

 

«Je ne crois pas que ça soit raisonnable qu'un gouvernement républicain décide dans un pays comme le nôtre d'interdire des manifestations», à part «quand c'est le fait de groupe et de groupuscules dangereux et violents», a estimé l'ancien chef de l'Etat devant la presse à Berlin, après avoir rencontré la chancelière Angela Merkel. Et l'ancien locataire de l'Elysée, candidat présumé à la primaire de la droite, de poursuivre : «s'agissant des syndicats, je pense que ce n'est pas raisonnable de dire à des syndicats qu'on leur interdit de manifester».

 

Juppé et Fillon favorables à l'interdiction

 

Une position en totale contradiction avec la ligne officielle de LR, le porte-parole du parti, Guillaume Larrivé, ayant appelé lundi à l'interdiction de la manifestation de jeudi. Alain Juppé, principal adversaire de Nicolas Sarkozy dans la primaire selon les sondages, avait estimé mercredi dernier qu'il fallait interdire les manifestations en cas de «menace évidente à l'ordre public». Un autre futur rival, François Fillon, déclare lui dans un entretien au Figaro à paraître, mercredi, que «tout le monde peut comprendre que sans remettre en cause le droit de manifester, le gouvernement demande aux organisations de reporter les manifestations après l'Euro» de football, qui s'achève le 10 juillet.

 

Dimanche, l'ancien ministre Bruno Le Maire, autre candidat à la primaire, s'était lui opposé à une interdiction tout en demandant la «mise sous les verrous des casseurs». Henri Guaino, candidat à la primaire et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, a de son côté jugé ...

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  • faites_c il y a 9 mois

    Cest pas beau la démagogie? Mr Sarkosy ferait n'importe quoi pour rafler des voix y compris renier ses opinions profondes! Je recommande fortement à Mr Sarkosy d'être candidat à la présidence, beaucoup de français n'auront aucun scrupule à voter FN si c'est le seul choix qui leur reste!!!

  • b.renie il y a 9 mois

    Nicolas Sarkozy ne saisit pas que le problème de fond qui est la pratique concrète du syndicalisme en France Elle n'est pas celle que l'on est en droit d'attendre de syndicats. Ce n'est pas a eux de dicter la loi. C'est au Parlement exclusivement car la loi a pour but de créer les conditions du vivre ensemble dans la Nation donc concilier les intérêts de l'ensemble de la population : pas seulement d'une catégorie qui en plus celle de ceux qui sont au chaud oubliant ceux qui vivent en précarité.

  • b.renie il y a 9 mois

    Nicolas Sarkozy, président des Républicains (LR), estime qu'il n'est «pas raisonnable» d'interdire aux syndicats de défiler jeudi contre le contesté projet de loi travail. Ce propos ne tient debout que s'il s'agit de manifestation ayant une signification. Celles qui sont infligées au pays n'en n'ont pas d'autres que d'exprimer le désordre qui est vécu par la gauche du pays entraînant des actes violents inacceptables dont le coût est à la charge du contribuable.

  • stepone7 il y a 9 mois

    pourquoi faut tout le temps qu il l ouvre lui .. alors qu ils sont tous de meches droite gauche c est la meme .. meme programme .. meme soumission face a bruxelles .. c est nimporte quoi la politique francaise ..

  • Alananas il y a 9 mois

    ", à part «quand c'est le fait de groupe et de groupuscules dangereux et violents»," N est ce pas la définition même de la cgt ?

  • bearnhar il y a 9 mois

    Il parle tellement que si ça se trouve il y a deux jours il disait à peu près l'inverse. Moi je suis pour mettre en face des propos de cette personne, systématiquement : " Et, était-ce bien raisonnable de départementaliser Mayotte ? ". Il faut que jusqu'à la fin de ses jours il entende parler du capharnum qu'il nous a laissé, les razzias des gangs de l'Est, l'aménagement des peines de moins de deux ans, la justice en faillite, la suppression des RG et diminution des policiers, etc...