Loi travail - Nantes : comment les casseurs font la loi

le
1
Le commissariat conserve des spécimens des projectiles que reçoivent les policiers pendant les manifestations.
Le commissariat conserve des spécimens des projectiles que reçoivent les policiers pendant les manifestations.

C'est une collection très particulière. Les agents du commissariat de Nantes exposent dans une salle de réunion les projectiles qu'ils ont reçus à l'occasion des quatorze dernières manifestations contre la loi travail. Chacune s'est soldée par des violences. « Ce n'est qu'un échantillon », précise le commandant qui assure la visite guidée de cet étrange musée policier. On y trouve les classiques : pavés, extincteurs, bouteilles de verre et morceaux de mobilier urbain. Il y a aussi des pièces plus originales, telles que cette ampoule remplie de glycérine, de verre pilé, et scellée à la cire, ou ces allume-feu. Au milieu de casques de chantier repeints de noir, on croise un lance-pierre et sa réserve de boulons ainsi qu'une collection de panneaux de signalisation routière reconvertis en boucliers à message : « Le travail tue », « Kill capitalisme » ou « Non à l'aéroport ». Un simple chiffre suffit pour comprendre l'ampleur des manifestations de casseurs à Nantes : 53 000 euros de munitions ont été tirés ici depuis le 31 mars.

« Morts pour rien du tout »

Nantes est devenue une ville taguée. Des slogans fleurissent sur les murs, avant de s'afficher, comme des trophées, sur les réseaux sociaux : « Les fascistes protègent les vitrines des riches et bourgeois », « Dites-le avec des pavés », ou encore « Elle est où, la Porsche ? », en référence...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • glitzy le jeudi 19 mai 2016 à 15:04

    Mais de quel trou sortent-ils tout d'un coup ? Génération spontanée de casseurs ?