Loi Travail-Modification du texte possible, pas de retrait-Valls

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    PARIS, 26 mai (Reuters) - Manuel Valls a redit jeudi sa 
"détermination" à faire adopter la loi Travail via l'article 
49.3 de la Constitution, expliquant que des "modifications" 
étaient possibles mais qu'il n'était "pas question" de retirer 
un texte "utile".  
    Sur BFM TV et RMC, le Premier ministre français a appelé la 
CGT, qui bloque notamment des raffineries et des centrales 
nucléaires, à faire preuve de "responsabilité".  
    "Le 49.3 c'est dans la Constitution, c'est la démocratie. Le 
blocage des sites, c'est pas la Constitution", a dit Manuel 
Valls.     
    A la question de savoir si des salariés grévistes pourraient 
être réquisitionnés, le chef du gouvernement a répondu que 
"toutes les possibilités (étaient) sur la table." 
    Entre 20% et 30% des stations-service de France sont selon 
lui "fermées ou en difficulté".    
    Manuel Valls s'est adressé à la CGT et à son secrétaire 
général, Philippe Martinez, engagé dans une guerre d'usure avec 
le gouvernement où le syndicat joue son avenir.  
    "Je ne suis pas dans un combat avec la CGT ou dans un mano a 
mano avec M. Martinez, a-t-il dit. "Un syndicat, avec l'histoire 
qui est celle de la CGT, doit faire preuve de responsabilités".  
    Sur le fond du texte, Manuel Valls a expliqué qu'"il peut 
toujours y avoir des améliorations ou des modifications" du 
projet de loi Travail.  
    Mais "pas question" selon lui de dénaturer l'article 2, qui 
affirme la primauté de l'accord d'entreprise sur la prime de 
branche.  
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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