Loi travail : Manuel Valls promet des « améliorations »

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Manuel Valls au Salon de l'agriculture à Paris le 29 février.
Manuel Valls au Salon de l'agriculture à Paris le 29 février.

Dans une interview accordée au « JDD », le premier ministre défend la réforme du code du travail et met en garde contre « l’immobilisme ».

A quelques jours de la mobilisation du 9 mars contre le projet de réforme du code du travail, le premier ministre, Manuel Valls, monte en défense du texte, tout en reconnaissant que des améliorations sont encore possibles sur les points les plus sensibles. Alors qu’il débute lundi ses entretiens avec les partenaires sociaux, M.Valls s’engage, dans un entretien au Journal du dimanche paru le 6 mars, à répondre « aux interrogations, aux inquiétudes, et lever les ambiguïtés, et faire évoluer ce qui doit évoluer ». « Ce qui serait terrible, c’est le statu quo », met-il en garde.

Interrogé sur les demandes des syndicats réformistes (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa), qui exigent le retrait de l’article sur le plafonnement des indemnités prud’homales lors de licenciements abusifs et une définition plus stricte des licenciements économiques M. Valls assure que « ces deux points feront, bien sûr, l’objet d’améliorations ». Le texte initial prévoit que les dommages et intérêts ne dépassent pas 15 mois de salaire, selon l’ancienneté. La pratique est un mois de salaire par année d’ancienneté. Sur ce point, « des adaptations peuvent être possibles sans remettre en cause [la barémisation]. Nous allons en discuter », indique M.Valls. Le passage du texte en conseil des ministres a été reporté de 15 jours, au 24 mars, pour tenter de trouver un compromis :

« Nous prenons deux semaines supplémentaires, car ma méthode c’est le dialogue. Je veux crédibiliser cette flexisécurité à la française en ...

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