Loi Travail: Macron veut la version initiale sur les apprentis

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MACRON PRÔNE LE RÉTABLISSEMENT DE DISPOSITIONS SUPPRIMÉES DANS LA LOI TRAVAIL
MACRON PRÔNE LE RÉTABLISSEMENT DE DISPOSITIONS SUPPRIMÉES DANS LA LOI TRAVAIL

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a pris mardi le contre-pied de Manuel Valls en souhaitant le rétablissement par le Parlement des dispositions initiales du projet de réforme du Code du travail sur les apprentis, dénoncées par les syndicats, une partie de la gauche et des mouvements de jeunesse.

Le texte initial prévoyait que les apprentis de moins de 18 ans pourraient travailler jusqu'à 10 heures par jour et 40 par semaine "à titre exceptionnel ou lorsque des raisons objectives le justifient", dans des secteurs déterminés par décret, après information de l'inspecteur et du médecin du travail.

Aujourd'hui, le Code du travail prévoit que de telles dérogations exceptionnelles peuvent être accordées dans la limite de cinq heures par semaine par l'inspecteur du travail, après avis conforme du médecin du travail.

C'est cette version que le Premier ministre a proposé lundi de maintenir.

Selon le site internet LeMonde.fr, Emmanuel Macron a regretté cette décision, en marge d'un déplacement à Cannes au Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim).

"J’espère que le débat parlementaire permettra de réintroduire des dispositions de bon sens qui ont été retirées à la demande des syndicats réformistes et des organisations de jeunesse", a-t-il déclaré, selon le site.

"A force de vouloir prendre des mesures protectrices pour les jeunes, on ne les protège pas au travail mais on les protège du travail. J’avoue que je n’arrive pas à m’y résoudre", a ajouté le ministre de l'Economie, cité par LeMonde.fr.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • g.marti4 le mardi 15 mar 2016 à 18:54

    Il y a mieux à faire que de vouloir faire travailler les apprentis 40 H par semaine. Donnons d'abord du travail à des hommes ou femmes qui n'en ont pas, réduisons les charges des entreprises et supprimons les aides à ces dernières: çà c'est du bon sens.

  • fdha le mardi 15 mar 2016 à 18:45

    superbe bon sens des mots!