Loi Travail : le poison de la surenchère

le , mis à jour à 08:07
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Loi Travail : le poison de la surenchère
Loi Travail : le poison de la surenchère

Après des semaines de bras de fer entre le pouvoir et les opposants à la loi El Khomri, le climat s'est électrisé ces derniers jours, sur fond de blocages, de confusion politique et de déclarations à l'emporte-pièce. Une escalade verbale qui n'est pas de nature à faciliter une sortie de crise.

Manuel Valls. Un petit pas en avant, deux pas en arrière. Jeudi matin, au micro de RMC, Manuel Valls a semblé détendre l'atmosphère en affirmant que l'on pouvait « améliorer » la loi El Khomri. Mais dans l'après-midi, au Sénat, le Premier ministre campait à nouveau dans une posture d'hyperfermeté, jugeant « inacceptable de bloquer le pays ». Lui qui s'était indigné mardi d'une « prise d'otages » des Français par la CGT n'aura pas été un élément modérateur dans cette crise. Pas plus que son secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, qui dénonçait sur RTL « l'inflammation gauchisante » de la CGT. Manuel Valls s'efforce désormais de renvoyer une image de chef de gouvernement « calme et ferme ». « Il n'était pas bouillonnant comme à certaines périodes », commente une des ministres qu'il a réunis hier. « Les provocations supplémentaires sont une erreur », souffle un conseiller du gouvernement.

Les frondeurs. « Il faut éviter les noms d'oiseaux et les formules définitives. Depuis plusieurs semaines, je fais attention », abonde Laurent Baumel, l'un des chefs de file de la fronde PS. Tenter de présenter une motion de censure contre le gouvernement n'était toutefois pas de nature à apaiser le débat... Une députée légitimiste accuse les frondeurs d'avoir joué la comédie pour faire monter la tension d'un cran. « Je ne me faisais aucun souci, à les voir courir après les signatures et en même temps tout faire pour qu'il n'y en ait pas assez », raille-t-elle. « Ce n'était pas une mise en scène, certifie Laurent Baumel. Est-ce que nos actes sont outranciers ? ...

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  • M9244933 il y a 8 mois

    En Allemagne la métallurgie p ex a un syndicat unique, très puissant et aussi compétent avec des équipes de juristes et d'économistes, qui comprennent l'économie et qui en final travaillent en consensus avec le patronat. Rien à voir avec des syndicats qui doivent être plus k que les autres pour se faire remarquer et qui se moquent des dégâts qu'ils causent à l'emploi des autres (souvent pas de leur clientèle).