Loi Travail-Le gouvernement prêt à des gestes pour les jeunes

le , mis à jour à 15:41
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 (Actualisé avec El Khomri) 
    PARIS, 1er avril (Reuters) - Les organisations de jeunesse 
vont être reçues prochainement par le gouvernement pour examiner 
en particulier les questions de la précarité et de l'insertion 
professionnelle, en marge de l'examen de la loi Travail, a 
annoncé vendredi Manuel Valls. 
    Le Premier ministre a précisé qu'il conclurait ces 
consultations, menées par les ministres du Travail, de 
l'Education et de la Jeunesse, par une réunion "avant la 
mi-avril" avec tous les participants, à Matignon.  
    "Certaines organisations, même si elles sont opposées au 
projet de loi, ont formulé des propositions, je pense en 
particulier au syndicat étudiant Unef", a-t-il souligné lors 
d'un déplacement dans la région Centre-Val de Loire. 
    Le président de l'Unef, William Martinet, s'est réjoui sur 
iTELE "que le Premier ministre ouvre un nouveau cadre de 
dialogue avec les organisations de jeunesse, c'est la preuve que 
la mobilisation sociale réussit à faire bouger les lignes". 
    La première organisation étudiante de France précise dans un 
communiqué qu'elle "s'investira dans ces discussions en restant 
ferme sur ses revendications." 
    Elle "réclamera à nouveau le retrait du projet de loi 
travail et fera entendre ses contre-propositions pour favoriser 
l'emploi stable, l'accès aux droits sociaux, la formation 
professionnelle et la lutte contre les discriminations." 
    L'Unef invite toutefois les jeunes "à poursuivre leur 
mobilisation les 5 et 9 avril prochains." 
    Jeudi, de nouvelles manifestations contre le projet de loi 
porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, ont 
rassemblé quelque 400.000 personnes selon la police et 1,2 
million selon la CGT, et donné lieu à des affrontements entre 
des jeunes et des membres de forces de l'ordre.    
    "Je comprends qu'il y ait une exaspération dans un pays où 
il y a un chômage de masse depuis 30 ans", a déclaré Myriam El 
Khomri lors d'un déplacement à Lyon vendredi.  
    "Il y a des inquiétudes qui s'expriment bien évidemment et 
il faut rester à l'écoute même si l'opinion publique n'est pas 
la seule boussole de l'action gouvernementale", a-t-elle ajouté. 
 
 (Jean-Baptiste Vey, avec Sophie Louet, Catherine Lagrange à 
Lyon, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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  • M8252219 le vendredi 1 avr 2016 à 16:19

    Le cortège des manifs composé à 90% de fonctionnaires et des statuts spéciaux avec des délégués syndicaux enfin tous ceux qui n'ont aucun risque de se retrouver au chômage.

  • M7361806 le vendredi 1 avr 2016 à 16:06

    Qui va leur expliquer que les fonctionnaires ont des privilèges et les protègent , que dans le privé ceux qui ont un job se protègent et de cette loi cherche à leur faire une place !