Loi travail : le dialogue dans l'impasse

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La ministre a assuré qu'elle regarderait les propositions de la CGT tout en annonçant que la négociation n'était pas ouverte. 
La ministre a assuré qu'elle regarderait les propositions de la CGT tout en annonçant que la négociation n'était pas ouverte. 

Le rendez-vous s'annonçait délicat. Myriam El Khomri, ministre du Travail, et Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, se sont rencontrés à 8 heures ce vendredi pour parler de la loi travail. L'exercice était inédit depuis début mars et rien n'était gagné d'avance pour les deux parties tant les positions sur ce texte semblent irréconciliables. À sa sortie, Philippe Martinez a déclaré aux journalistes que les « désaccords se sont confirmés » : « Il y a des points de désaccord entre la CGT et le gouvernement sur des choses de fond, ces désaccords se sont confirmés aujourd'hui », citant notamment le « respect de la hiérarchie des normes », et jugeant qu'il n'y a « aucune raison » de renoncer aux journées de mobilisation des 23 et 28 juin.

Un constat d'échec corroboré par la ministre : le gouvernement et la CGT n'ont « pas trouvé de consensus » vendredi sur la loi travail, a-t-elle indiqué à l'issue de ce rendez-vous. "Nous avons des désaccords qui ne sont pas nouveaux", mais "nous avons eu un échange constructif, argumenté, sur cette primauté que nous entendons donner à l'accord d'entreprise", a ajouté la ministre. Elle a néanmoins précisé qu'elle allait « regarder attentivement » les propositions du syndicat.

Pas question de « rouvrir la négociation »

On voit mal pourtant ce qui pourrait débloquer la situation. Myriam El Khomri juge son projet...

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  • Berg690 le vendredi 17 juin 2016 à 14:02

    gedovius et les chars, on les laisse au garage?

  • gedovius le vendredi 17 juin 2016 à 11:33

    Pendant ce temps......les français subissent la dictature d'une minorité agrémentée des attentions de casseurs qui ont beau jeu de profiter de la tolérance électorale du pouvoir , incapable de vouloir faire respecter l'ordre. La sécurité des citoyens , le pouvoir s'en fout et ce ne sont pas les quelques phrases bravaches qu'il balance au gré des casses diverses de voyous en tous genres qui calmeront quoi que ce soit. Envoyez l'armée pour arrêter tous les cagoulés qui sont tolérés !

  • M8252219 le vendredi 17 juin 2016 à 11:33

    Le compromis et la compréhension de l'économie ne fait pas partie de la culture communiste.

  • jean-641 le vendredi 17 juin 2016 à 11:20

    Le résultat était prévisible; d'un côté un président qui a tellement capitulé sur tout qu'il ne peut pas lacher encore une fois, surtout en vue des élections, et de l'autre, un syndicat terriblement archaique, fortement secoué dans les élections syndicales, et donc contraint au jusqu'auboutisme pseudo révolutionnaire. Ils partagent au moins une chose: leur disparition respective prochaine et leurs chants du cygne.