Loi travail : la motion de censure des ex-ministres Hamon, Filippetti et Duflot

le , mis à jour le
0
Entre 30 et 35 députés socialistes auraient soutenu la motion de censure contre le gouvernement de Manuel Valls.
Entre 30 et 35 députés socialistes auraient soutenu la motion de censure contre le gouvernement de Manuel Valls.

À deux voix près, les frondeurs ont échoué. « Nous ne serons pas en mesure de déposer une motion de censure [des gauches] », a indiqué Laurent Baumel, député PS d'Indre-et-Loire, chef de file des frondeurs, rappelant par ailleurs qu'ils ne voteront cependant pas la motion de censure déposée par la droite. Parmi les principaux signataires, on retrouve les anciens ministres Benoît Hamon, Aurélie Filippetti et Cécile Duflot.

Mercredi, les frondeurs ont annoncé vouloir déposer une motion de censure « des gauches », afin de plomber l'utilisation par le gouvernement de l'article 49.3 de la Constitution pour forcer le passage de la loi travail à l'Assemblée. Finalement, ils n'ont pu rassembler que 56 signatures sur les 58 nécessaires au dépôt d'une motion. S'ils y étaient parvenus, encore aurait-il fallu qu'une majorité absolue (259 voix) la vote.

"Nous, parlementaires de plusieurs groupes et partis des gauches et écologiste à l'Assemblée nationale, considérons que l'utilisation par un gouvernement issu de la gauche, de l'article 49.3 de la Constitution, sur un texte portant réforme du code du travail, est un acte politique d'une extrême gravité", écrivent les signataires. Ce projet de loi "comporte un risque grave d'atteintes aux droits des salariés et à notre modèle social" et "ouvre une brèche" quant à la "dérégulation du droit du travail", notent également les élus, qui accusent le gouvernement de...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant