Loi Travail : «J'ai eu un appel du Premier ministre», assure Philippe Martinez (CGT)

le , mis à jour à 23:54
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La porte de sortie, après trois mois de mobilisation contre la loi Travail, est-elle entrouverte ? Le dialogue entre Manuel Valls et la CGT vient tout juste de reprendre. C’est Philippe Martinez lui-même qui a vendu la mèche ce dimanche sur le plateau de BFMTV, lors de l’émission en partenariat avec « Le Parisien » - « Aujourd’hui en France ».

 

« J’ai eu pour la première fois en deux mois un appel du Premier ministre. C’est plutôt mieux quand il n’est pas dans une posture ! » a-t-il soupiré un brin sarcastique. Après avoir rappelé « qu’après une réunion début mars dernier », la CGT n’avait plus eu « de son ni d’image » venant de Matignon.

Conversation secrête

Qu’y a-t-il eu dans ce coup de fil ? Mystère, le patron de la CGT a refusé de répondre. « Conversation secrète. » Mais entre les lignes, le leadeur en a dit beaucoup plus. Cet échange a scellé sans aucun doute une reprise de contact en bonne et due forme pour tenter de trouver des accommodements raisonnables. Car Philippe Martinez ne parle plus de manière explicite du retrait pur et simple de la loi.

 

« L’article 2 sur l’inversion des normes, c’est ça le point de blocage », a asséné le patron cégétiste, reprenant mot pour mot les déclarations de son homologue Jean-Claude Mailly de FO fixant ce point dur comme préambule à la reprise d’un dialogue avec le gouvernement.

 

Martinez pose aussi trois autres réserves « majeures » : « Il faut rediscuter du licenciement économique, du périmètre, des accords de compétitivité. » Et on garde quoi de la loi ? « Le compte personnel d’activité, on peut avancer, il faut aussi rediscuter de la médecine du travail, améliorer les droits salariés avec plus de représentants dans les entreprises. » Et de s’insurger contre « tous ceux qui essayent de cantonner la CGT dans le camp des contestataires ». « Je dis à Manuel Valls ...

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  • Berg690 il y a 6 mois

    Le 2 Février dernier, la direction allemande de Bosch Rexroth est venue sur le site de Vénissieux avec un plan d’économie de 19M€. Son projet pour y parvenir, c’est de délocaliser toute la partie d’activité distributeurs vers la Turquie avec pour conséquence, la suppression de 185 emplois soit la moitié des effectifs.

  • Berg690 il y a 6 mois

    Chez Bosch, ? c'est une plaisanterie mais de mauvais goût!

  • 445566ZM il y a 6 mois

    Attention, les cegetistes se prennent pour les propriétaires des usines. L'article 2 permet d'organiser des référendums dans les entreprises, donc la "majorité silencieuse" pourra prendre un peu d'importance. Mais les syndicats s'arrogent cette droit de représenter l'ensemble des salariés. Chez Smart et chez Bosch, les ouvriers ont voté pour sauver leurs entreprises, en travaillant un peu plus. Les syndicalistes n'étaient pas d'accord.

  • YTRAM il y a 6 mois

    Tous ces gens des secteurs administratifs et des monopoles ne se rendent même pas compte du mal qu'ils font au secteur économique concurrentiel qui n'a rien avoir avec eux ,ni les règles ni les challenges . Les travailleurs l'ont bien compris et pratiquement aucuns ne sont syndiqués

  • m1234592 il y a 6 mois

    Tous les gens de progrès le savent on ne négocie pas en plantant un couteau sous la gorge de qqu'un mais en proposant une alternative aux propositions de l'autre partie. La loi sur le droit de grève existe, la loi concernant les conditions de l'exercice du droit de grève existe aussi même si on a voulu l'oublier. Au nom des Droits de l'Homme, du respect des salariés il va falloir s'en souvenir.

  • m1234592 il y a 6 mois

    J'espère que vous avez écouté la réaction du leader de la CFDT sur E1 ce matin, il est outré par le comportement de la CGT lors des discussions sur le texte, leur refus de négocier autre chose que "retrait du texte", par le comportement de bidochon : qd on aboutit à un accord avec des partenaires on ne le remet pas en cause sous la pression d'un syndicat qui représente au plus 4% des salariés, qui a dénoncé à mots couverts les méthodes totalitaires de la CGT pour OQP et déclarer en grève une ent

  • ppww il y a 6 mois

    un corporatiste qui veut faire la loi.

  • m1234592 il y a 6 mois

    La politique industrielle de bidochon rappelez-vous la stèle que les ouvriers des hauts fourneaux de la région de Florange ont fait graver et édifier à bidochon et que celui-ci s'est empressé de faire disparaître ... Bidochon sans compétence, sans expérience qui a bradé des centaines de milliers d'emplois et l'avenir de la métallurgie en France,qui a acheté le silence d'un syndicaliste, un âne je crois, en lui donnant une bonne place sur la liste socialo aux européenne

  • jackie il y a 6 mois

    lamentable, cela ne vaut pas plus........

  • m1234592 il y a 6 mois

    Cela semble avoir échappé à tous : Martinez a déclaré "la loi sur les 35h c'est la CGT" ! Ne soyez donc pas surpris que le martinez pose maintenant ses 3 conditions. A la botte bidochon.