Loi Travail : Hollande et Valls jouent leur peau

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Loi Travail : Hollande et Valls jouent leur peau
Loi Travail : Hollande et Valls jouent leur peau

« Le retraite du texte est inenvisageable », glisse une source dans les coulisses du pouvoir. C'est net et précis. Alors que la contestation contre la loi Travail tourne à l'épreuve de force entre le gouvernement et la CGT, émaillée de violences, l'Elysée et Matignon refusent de lâcher. Leur ennemi : le leadeur de la CGT Philippe Martinez. Le président comme le Premier ministre le savent, ils jouent leur avenir politique. « Si on recule, on est définitivement hors service. Le président serait cramé, on mettrait la clé sous la porte », poursuit le même. « Si le texte saute, je ne vois pas comment on garde Valls », enchaîne un conseiller.

« Ce n'est pas Mai 68 quand même ! La France n'est pas paralysée ! Faut arrêter de raconter qu'il n'y a plus d'essence. Ce week-end, la consommation a triplé et l'approvisionnement a baissé de 10 %... » relativise une source au sommet de l'Etat. Le pari du pouvoir ? Que l'opinion, lasse des blocages, se retourne contre les grévistes.

«Ça suffit le bordel !»

Consigne a donc été passée aux ministres de durcir le ton pour ne pas prêter le flanc aux attaques de la droite sur la « chienlit ». Lors du dernier séminaire gouvernemental à Matignon, les éléments de langage ont été distribués. « La doxa, c'est d'être hyperferme », glisse un conseiller. Un ministre le dit cash : « Ça suffit le bordel ! »

Depuis quarante-huit heures, Manuel Valls répète donc que l'examen de la loi -- qui doit être votée au Parlement d'ici fin juillet -- ira à son terme et que les dépôts de carburants seront au besoin débloqués par la force publique. Il a même pressé les Français de ne pas céder à la « panique ». « On a des réserves, mais les gens se ruent dans les stations-service pour remplir leurs trois voitures », soupire un conseiller du gouvernement.

Voilà pour le discours officiel. Car en off, certains redoutent que ça se finisse mal. « Je ne vois ...

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