Loi Travail : et si on se mettait autour de la table ?

le , mis à jour à 07:49
1
Loi Travail : et si on se mettait autour de la table ?
Loi Travail : et si on se mettait autour de la table ?

Un président de la République qui rappelle à l'ordre Michel Sapin, son ministre des Finances, l'un de ses très proches, depuis le Japon où il est en visite officielle. Un responsable syndical — Philippe Martinez, de la CGT — qui assène, en dépit des usages de la vie politique : « François Hollande n'a plus de majorité. » Son homologue de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, qui renvoie en boomerang au chef de l'Etat et au Premier ministre : « Ce sont eux qui bloquent le pays. Ce sont eux l'infime minorité. » Une énième journée de manifestation nationale — la huitième — qui se solde avec un blessé grave à Fos-sur-Mer (lire page 3), 77 interpellations, 15 policiers ou gendarmes blessés, un commissariat (à Bordeaux) pris pour cible par des manifestants... Sans parler des dégradations matérielles et des violences à Nantes, Caen, Lyon... Et pour finir la journée, une ministre — Myriam El Khomri, chargée du projet de loi Travail — coupée en pleine opération pédagogie par l'irruption intempestive de manifestants sur le plateau de l'émission « C à vous », en direct sur France 5.

Mais dans quel genre de démocratie sommes-nous ? Certainement pas dans cette « démocratie sociale apaisée » que le chef de l'Etat appelait de ses voeux lors de la 4e conférence sociale du quinquennat, en octobre 2015. « Voulons-nous une démocratie organisée et apaisée [ou] nous en remettre à la confrontation ? », interrogeait alors François Hollande... Depuis le recours au 49-3, faute de majorité au sein des députés PS, le dialogue a viré à l'affrontement. Exit, l'art de la synthèse chère à Hollande.

Pourquoi pas un Grenelle, comme en Mai 68 ?

La CFDT, son partenaire, est bien seule à y croire encore, tandis que les syndicats contestataires ont beau jeu de dire que le gouvernement fait la sourde oreille. Arc-boutées sur le retrait de la loi, la CGT et FO ont viré au rouge vif, surfant sur les sondages ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • gl060670 il y a 6 mois

    surtout ne pas détruire l'art 2. pas besoin d'un syndicat parisien pour voter dans mon entreprise.