Loi Travail : encore des violences dans le cortège

le , mis à jour à 09:07
4
Loi Travail : encore des violences dans le cortège
Loi Travail : encore des violences dans le cortège

Abribus en miettes, vitrines brisées, projectiles en tout genre lancés contre les forces de l'ordre, grenades lacrymogènes à foison... C'est par des affrontements que s'est achevée, hier, la huitième journée de mobilisation contre la loi Travail à Paris. Sur la place de la Nation, lieu d'arrivée, les barrages mobiles érigés par les CRS ont éprouvé la détermination d'un petit nombre de casseurs. Quelques minutes à peine avant que le gros du cortège ne pénètre sur la place, un chariot de supermarché en flammes est allé s'écraser contre le dispositif policier, mais sans faire de dommages. Au total, 36 personnes ont été interpellées dans la capitale et une dizaine ont été légèrement blessée, dont cinq CRS. Deux d'entre eux ont été victimes de jets de pierres à la tête.

 

Un final chaotique pour une manifestation qui s'était jusque-là déroulée dans une ambiance détendue. Comme lors de la précédente journée de mobilisation, les forces de l'ordre avaient fait le choix de rester en retrait, au point d'être presque invisibles au départ de la place de la Bastille. Il fallait scruter les rues adjacentes pour repérer, au loin, les camions de gendarmerie en attente.

 

Très clairsemé au départ, le cortège a rapidement pris de l'ampleur. « Je suis surpris qu'il y ait tant de monde », souffle Jean-Pierre, retraité de l'immobilier de 67 ans, qui manifeste pour la troisième fois contre la loi Travail. Loin de faiblir, la mobilisation s'est encore renforcée. Entre 18 000 et 19 000 personnes ont défilé hier dans la capitale selon le ministère de l'Intérieur. C'est plus que les 14 000 annoncées la semaine dernière, alors que les organisateurs ont parlé d'une mobilisation identique avec 100 000 manifestants.

Contre l'article 2

« On peut aller encore plus loin », s'enthousiasme Guirec, 33 ans, employé administratif au sein d'une université, qui participe pour la première fois à une ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M8252219 il y a 8 mois

    Cet article 2 redonne à la base des responsabilités que les structures syndicales et gouvernementales se sont accaparées et ne veulent pas rendre. Cet article 2 c'est la démocratie qui revient.

  • Pierusan il y a 8 mois

    En somme seuls participent à ce genre de débordements tous ceux qui n'ont rien d'autres à faire : qui ne travaillent pas stricto sensu ou qui, même étant salariés, n'ont pas une capacité de production essentielle pour l'organisation qui les emploie, bref, qui ne participent aucunement, ou très peu, à la production de PIB.

  • MIKE3000 il y a 8 mois

    Cartouches gros sel pour les forces de l'ordre et feu de tout bois!

  • gl060670 il y a 8 mois

    un retraité et un employé administratif d'université !! il manque un étudiant et la force vive de notre pays est bien représentée