Loi Travail : El Khomri aborde le débat parlementaire avec «enthousiasme»

le , mis à jour à 20:48
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Loi Travail : El Khomri aborde le débat parlementaire avec «enthousiasme»
Loi Travail : El Khomri aborde le débat parlementaire avec «enthousiasme»

Etape formelle mais délicate, pour Myriam El Khomri. Avant l'examen du projet de loi au Parlement le 3 mai, la ministre a défendu ce mardi son controversé projet de loi Travail devant les députés de la commission des Affaires sociales.

«Je comprends qu'un texte aussi profondément réformateur suscite des questionnements et nécessite des débats», a-t-elle déclaré, défendant un texte «équilibré» qui vise à «renforcer le dialogue social» au plus près de l'entreprise, mais avec «la conviction que c'est par le collectif que le salarié est le mieux défendu».

Bien que les députés de la commission, présidée par la socialiste Catherine Lemorton, se soient tous dits conscients de la nécessité de réformer, son avant-projet a été accueilli par une vague de critiques, notamment sur l'insuffisance de protections pour les salariés, mais aussi pour les TPE-PME, la complexité ou la faiblesse du compte personnel d'activité, les risques du fameux article sur les licenciements économiques ou l'absence de lien entre code du travail et niveau de chômage.

«Beaucoup d'enthousiasme»

«Nous avons là un texte qui mérite encore d'être précisé», a déclaré Christophe Sirugue, rapporteur PS du projet. Dans l'article très décrié sur les licenciements économiques, doit être ainsi inscrite, selon lui, l'«ampleur» des baisses du chiffre d'affaire, des commandes ou du résultat d'exploitation évoqués par les entreprises pour justifier un licenciement. Le texte doit également, a-t-il ajouté, «évoluer» par rapport «aux demandes des TPE-PME» et «à la protection des salariés de ce pays qui ont besoin d'être rassurés».

Le gouvernement a déjà fait des concessions qui ont apaisé la majorité, d'abord vent debout contre ce projet visant à réformer le droit du travail. Mais frondeurs et écologistes continuent de réclamer le retrait du texte, comme les syndicats CGT, FO, Solidaires ou les organisations de jeunesse Unef ...

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