Loi travail : des contrôles inédits en amont de la nouvelle manifestation

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Fouille de sécurité, gare du Nord à Paris le 16 juin.
Fouille de sécurité, gare du Nord à Paris le 16 juin.

Parcours très court, 2000 policiers déployés, foulards interdits... Les mesures pour empêcher l’infiltration de casseurs sont importantes pour la mobilisation parisienne de jeudi.

Jamais un parcours de défilé syndical n’aura été aussi court, et pourtant jamais, ou presque, une manifestation n’aura mobilisé un aussi grand nombre de policiers. De mémoire de syndicaliste, 2000 fonctionnaires pour assurer la sécurité d’un cortège – et ce sans compter les services d’ordre des syndicats –, est en effet « hors norme », voire inédit, assure le secrétaire général délégué du syndicat de police Alliance, Fabien Vanhemelryck.

Après les rebondissements de la matinée du mercredi 22 juin – l’interdiction, puis l’autorisation de la manifestation parisienne du 23 juin contre la loi El Khomri – et la longue réunion qu’il a conduite dans l’après-midi avec les représentants syndicaux, le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a détaillé, à la presse, les mesures prises pour éviter tout débordement.

Le tracé du parcours a donc été voulu le plus court possible, pour limiter la possibilité aux casseurs de s’introduire dans le défilé. Le cortège partira de la place de la Bastille et y reviendra, après avoir fait une boucle d’1,8 km autour du bassin de l’arsenal. La préfecture de police de Paris et le ministère de l’intérieur plaidaient pour un rassemblement statique, moins gourmand en forces de l’ordre, puisqu’il y a moins de carrefours et de commerces à sécuriser. Les syndicats maintenaient vouloir défiler coûte que coûte.

Il semble que la solution retenue ressemble davantage à celle souhaitée par la préfecture qu’à une grande marche. Pour éviter tout engorgement de...

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