Loi Travail : dernier tour de piste dans la rue et à l'Assemblée

le , mis à jour à 09:47
0
Loi Travail : dernier tour de piste dans la rue et à l'Assemblée
Loi Travail : dernier tour de piste dans la rue et à l'Assemblée

Les annales sociales s'en souviendront... C'est ce mardi la douzième journée de manifestation nationale, après quatre mois de mobilisation des opposants à la loi Travail. Ils feront, à l'appel de sept syndicats, leur dernier tour de piste avant les vacances. Le secrétaire de FO Jean-Claude Mailly, toujours sur la même longueur d'onde que la CGT — contrairement aux rumeurs de ces derniers jours —, a sifflé hier la fin de partie estivale : « Ce sera la dernière. On ne manifestera pas cet été. »

 

Histoire de laisser souffler les troupes, mais surtout de réfléchir à un nouveau plan de bataille à mener dès la rentrée. Car, si d'ici là la colère promet de ne pas retomber, le projet de loi, lui, sera bel et bien voté. Avec le fameux article 2, épouvantail des manifestants. La fermeté de François Hollande et l'autoritarisme de Manuel Valls l'ont emporté. La semaine dernière, ils fermaient la porte définitivement aux opposants : la loi sera votée, mobilisation ou pas.

 

Un très léger lifting du texte

 

Les députés appelés dès 15 heures à examiner le texte sont priés de faire vite, comme l'a laissé entendre hier le Premier ministre. Sous la menace d'un nouveau 49-3, ils examineront au pas de course le projet de loi, expurgé de sa version revue et corrigée à la sauce libérale décomplexée par le Sénat. Le texte correspond à quelques points prêts à la mouture adoptée en première lecture avant l'examen au Sénat. Avec néanmoins un très léger lifting. Le nom, d'abord, a changé : « le projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs » devient le « projet de loi relatif au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels ». Sur le fond, au-delà de quelques réécritures çà et là, si rien n'a changé sur l'article 2 tant décrié par les opposants, des petites ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant