Loi Travail : 3 salariés grévistes menacés de licenciement dans le Nord

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Loi Travail : 3 salariés grévistes menacés de licenciement dans le Nord
Loi Travail : 3 salariés grévistes menacés de licenciement dans le Nord

Trois salariés d'une entreprise de métallurgie de Hazebrouk, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Lille (Nord-Pas-de-Calais), risquent de perdre leur travail car ils ont fait grève jeudi contre la loi Travail. Ils ont reçu ce vendredi «une convocation à un entretien préalable à licenciement éventuel pour faute grave».

«Nous envisageons de procéder à votre licenciement pour faute grave (...). Alors que notre entreprise se trouve en grand danger de survie (...), nous sommes confrontés à une absence inopinée de votre part qui désorganise (la) production», peut-on lire dans ces trois lettres reçues, citées par l'AFP.

«Ces salariés n'ont pas demandé la permission de faire grève (...). S'ils en avaient fait la demande, je n'aurais jamais envoyé cette lettre», a affirmé à l'AFP François Segard, PDG de «Fonderies du Nord», située à Hazebrouck (Nord), où une trentaine de salariés fabriquent des pièces en acier inoxydable depuis 1963. 

«C'est faux ! Ces trois personnes ont clairement prévenu la direction une semaine avant», a indiqué David Waegemacker, responsable communication de l'union locale CGT d'Armentières (Nord). Le responsable syndical a également précisé que dans le privé, en dehors des entreprises de transport, les salariés n'ont pas l'obligation de prévenir en avance la direction de leur volonté de faire grève. Seuls ces trois salariés ont fait grève dans l'entreprise. 

Cet argument de la permission avancé par la direction semble par ailleurs contradictoire avec le contenu de la lettre où il est écrit : «Vous nous indiquez devoir vous rendre à une grève et vous nous donnez comme justificatif le document joint». Pour justifier leur absence pour grève, les trois salariés ont fourni un tract de la CGT à leur entreprise. 

La direction de l'entreprise écrit pourtant n'avoir eu «connaissance d'aucun avis de grève ni au plan national», «ni au niveau de la branche ...

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  • degrowth il y a 10 mois

    L'employeur ne paie pas les jours de grève aux grévistes , qui de ce fait assument pleinement leurs responsabilités.

  • trebi il y a 10 mois

    0dest : il faut arrêter de dire n'importe quoi ! Le droit de grève est un droit acquis en France et cela ne peut pas être considérée une faute grave. C'est encore un exemple d'un patron qui ne voit que sont propre intérêt égoïste.

  • mhaag1 il y a 10 mois

    Il, y a au moins un syndicat qui a déposé un préavis de grève au niveau national. Encore des patrons qui ne connaissent pas la loi. Le droit de grève existe toujours, tant que la loi EK n'a pas été votée et promulguée. Côté patronal, il s'agit probablement de harcèlement : c'est un délit passible de prison. Mais accordons la présomption d'innocence au patron.

  • d.e.s.t. il y a 10 mois

    Quand on veut faire la grève, il faut assumer les conséquences, normal! Il faut grandir avant de prendre un boulot!

  • degrowth il y a 10 mois

    Cette entreprise veut licencier sans verser d'indemnités. C'est tout. Prétendre ne pas être au courant de la grève d'hier c'est se moquer du monde.