Loi travail : 22, revoilà le 49-3 !

le , mis à jour à 10:56
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Loi travail : 22, revoilà le 49-3 !
Loi travail : 22, revoilà le 49-3 !

Le nouvel épisode du feuilleton loi Travail ne comportait pas une once de suspense. Personne n'a été surpris, hier, lorsque Manuel Valls a dégainé pour la deuxième fois l'arme fatale du 49-3 pour faire passer le texte sans vote en nouvelle lecture à l'Assemblée. « Je crois qu'il faut arrêter de jouer », avait asséné le Premier ministre le matin même aux députés PS, annonçant la couleur lors d'une réunion extrêmement tendue. Le député hollandais Olivier Faure pensait pourtant avoir trouvé une sortie de crise en proposant un amendement pour maintenir la rémunération des heures sup, soutenu par les frondeurs. Rejeté ! « Cela constituait une atteinte à la philosophie du texte », tranche Matignon.

La réplique de Valls devant les députés socialistes fut, selon un participant, cinglante : « Ce que vous appelez un compromis, j'appelle ça une compromission. Je ne lâcherai pas la CFDT. » Le Premier ministre tient mordicus à l'accord passé avec Laurent Berger. Pas question de braquer ce précieux allié, patron du syndicat réformiste. « Berger, il ne faut pas lui faire porter un chapeau trop grand pour lui... » nuance un député hollandais.

En réalité, au sommet de l'Etat, on s'était résigné depuis longtemps à en passer par le 49-3. L'exécutif avait à coeur de ne pas perdre de temps. Et d'éviter des discussions et déchirements à gauche dans l'hémicycle. « C'était malheureusement indispensable », constate un proche du chef de l'Etat. Matignon a fait ses comptes : « Il y avait 200 amendements de députés PS sur l'article 2 ( NDLR : sur les accords de branche) ».

Le gouvernement n'a jamais envisagé de toper avec la CGT. Et juge que les frondeurs étaient de toute façon perdus. « On n'a jamais imaginé pouvoir les ramener dans notre giron », lâche un ministre. Autant donc ne pas dénaturer le texte ! « Valls est incapable d'entendre la sincérité des autres », déplore le chef des ...

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