Loi sur le renseignement : Valls appelle l'UMP à l'unité nationale

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Le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée nationale.
Le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée nationale.

La politique a repris le dessus. L'UMP a engagé le premier bras de fer sur la loi post-attentats visant à renforcer les moyens du renseignement. La première joute été portée par le député Éric Ciotti, spécialiste des questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme. D'entrée de jeu, il demande un renvoi du texte en commission et fait grief au gouvernement d'avoir trop tardé, et de refuser certains moyens de la lutte antiterroriste comme l'interdiction des djihadistes binationaux sur le sol français.C'est Manuel Valls lui-même qui prend la peine de répliquer, rappelant à l'UMP la nécessité de rester unis. "Je ne vous demande pas de la complaisance vis-à-vis du gouvernement, a commencé le Premier ministre. Mais je ne peux pas vous suivre sur cette idée de temps perdu." Dans une figure de rhétorique, Valls rappelle également les défaillances de la droite en matière de renseignements, puis se targue que la gauche soit la seule à avoir légiféré sur le sujet. C'était en 1991 à l'initiative de Michel Rocard, un modèle pour Valls. "Ça n'a pas été facile pour Michel Rocard de convaincre François Mitterrand de légiférer dans ce domaine-là en raison de la culture du secret," souligne le Premier ministre.L'ombre des écoutes de Mitterrand survole l'HémicycleL'allusion à Mitterrand n'échappe pas au député UMP Bruno Le Maire, qui ne se prive d'un tacle facile, mais efficace : "Je ne suis pas certain que la référence à François...

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