Loi Macron-Cambadélis "n'imagine pas" des votes contre au PS

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PARIS, 15 février (Reuters) - Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a dit dimanche ne pas imaginer que des députés socialistes puissent voter contre la "loi Macron" dont certaines dispositions comme l'extension du travail le dimanche sont critiquées par les "frondeurs". Les députés ont achevé dans la nuit de samedi à dimanche l'examen en première lecture du projet de loi pour la croissance et l'acivité, qui comporte des mesures disparates, de la réforme des professions du droit à la libéralisation du transport par autocar en passant par le travail du dimanche. La gauche du PS semble partie pour rejeter ce texte de plus de 200 articles mardi lors du vote solennel à l'Assemblée où des votes contre pourrait le mettre en péril, quand des abstentions permettraient sans doute qu'il passe, à l'image des précédents texte dénoncés par les "frondeurs". L'ancien ministre de l'Education Benoît Hamon a ainsi fait savoir dimanche au Grand Rendez-Vous LCI-Le Figaro-RTL qu'il ne voterait contre le texte, alors qu'il s'était abstenu, comme 38 autres députés, sur le vote du budget 2015, en octobre. "On ne peut pas dire que le ministre ait été avare de son temps et du débat", a dit Jean-Christophe Cambadélis sur BFM TV en évoquant 2.850 amendements et 200 heures de débat. "Les négociations ont eu lieu, il y a eu des avancées, maintenant il est temps de faire l'unité (...) Je n'imagine pas qu'on puisse voter contre ce texte", a-t-il ajouté. Le premier secrétaire du PS a toutefois reconnu des imperfections puisqu'il a dit souhaiter, à propos du travail du dimanche qui a cristallisé une grande partie des oppositions, que soit menée une évaluation rapide. La "loi Macron" étend à 12 dimanches contre cinq le nombre de jours d'ouverture à la discrétion du maire et créée surtout des "zones touristiques internationales" (ZTI) dans lesquelles les commerces pourront être ouverts toute l'année. "Je souhaite que dans les ZTI il y ait dans un an ou dans deux ans une clause de revoyure, que l'on puisse regarder si ça a permis de l'emploi, si cela a réduit ou pas le petit commerce", a dit Jean-Christophe Cambadélis. "Toutes les lois doivent être analysées, mais celle-là particulièrement et cette disposition particulièrement", a-t-il ajouté, soulignant tout de même qu'il trouvait le texte "très équilibré". (Gregory Blachier)

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