Loi Macron : baptême du feu périlleux pour le ministre de l'Economie

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Loi Macron : baptême du feu périlleux pour le ministre de l'Economie
Loi Macron : baptême du feu périlleux pour le ministre de l'Economie

Un peu plus de 100 jours après son arrivée à Bercy, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron va affronter un véritable baptême du feu en présentant, ce mercredi en Conseil des ministres, le projet de loi qui devrait porter son patronyme. Qualifié parfois de «Premier ministre bis», à 36 ans, le benjamin du gouvernement et ancien banquier d'affaires chez Rothschild & Cie, qui veut «déverrouiller l'économie française», va essuyer la mitraille de tous côtés. De son propre camp, qui l'accuse de prendre un virage social-libéral trop prononcé, mais aussi de la rue. Notaires, huissiers, greffiers des tribunaux de commerce et autres représentants des professions réglementées mais aussi les artisans, les salariés de la distribution, les syndicats ... vont en effet manifester pour crier leur opposition à une réforme de leur statut qu'ils considèrent comme un recul social. Pour enfoncer le clou, le Conseil d'Etat a prévenu le gouvernement que certains articles pourraient être retoqués par le Conseil Constitutionnel.

Philosophe, Emmanuel Macron n'est pas comme son prédécesseur Arnaud Montebourg à faire des effets de manche. Il assure vouloir dépasser les inquiétudes. «Ce qui me préoccupe, ce sont les vrais problèmes des Françaises et des Français, c'est qu'après cette loi, les Françaises et les Français vivent mieux, ce ne sont pas des postures, ce ne sont pas des débats faussement idéologiques», a-t-il lancé, mardi, en présentant son projet au groupe PS au parlement. En bon énarque, il se dit prêt à mener dans les prochaines semaines un «travail avec le Parlement pour enrichir ce texte, pour l'améliorer» lors de son examen pendant une dizaine de jours à partir du 22 janvier. Pour autant, courage ou naïveté politique, il s'engage dans cette bataille en restant droit dans ses bottes. «Si, à chaque fois, le critère était l'applaudimètre, dans le pays qui est le nôtre, on ne ferait plus rien», a-t-il ...

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  • heimdal le mercredi 10 déc 2014 à 11:19

    Ce n'est pas un effet de manche mais un effet de cape .12 ouvertures dominicales au lieu de 5 ,la vache ,quelle réforme !!!

  • M8527358 le mercredi 10 déc 2014 à 09:48

    C'est, en quelque sorte, un coup de pied dans la fourmilière !!! donc ça bouge... (à commencer par les syndicats).