Loi Macron à l'Assemblée : pourquoi le compte n'y était pas

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Loi Macron à l'Assemblée : pourquoi le compte n'y était pas
Loi Macron à l'Assemblée : pourquoi le compte n'y était pas

Alors que les députés devaient se prononcer ce mardi à 17 heures sur la controversée loi Macron, le gouvernement a fait ses calculs. Verdict : «Ça ne suffit pas.» Ce texte aux 200 articles et aux multiples thématiques (des professions réglementées au travail le dimanche, en passant par le permis de conduire), «pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques», hérissait l'aile gauche de la majorité. Une partie des frondeurs PS, comme les écologistes et les élus du Front de gauche avaient décidés de voter contre. Or, pas prête à donner un coup de main à l'exécutif, la droite devait aussi s'opposer au texte dans sa grande majorité. «Je ne dramatise pas. Au moment où je parle, le texte ne passe pas», a lancé le Premier ministre devant les députés PS, en fin de matinée. Les tractations et coups de pression n'ont pas suffit à inverser la tendance. Et le gouvernement a décidé de recourir au 49-3. Pourquoi le compte n'y était pas? Revue des intentions de vote.

Une majorité de socialistes pour... Comme à chaque fois que le gouvernement Valls a soumis un texte à l'Assemblée (voir notre enquête), la majorité du groupe socialiste était décidée à voter le projet de loi porté par Emmanuel Macron. Reste que cela s'annonçait «serré», selon les prédictions de Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement. Car le texte ne passe pas auprès de l'aile gauche.

...mais des députés PS voulaient voter contre. Selon l'un de leurs meneurs, Christian Paul, une majorité des frondeurs, ces 30 à 40 députés opposés à la politique économique du gouvernement, comptaient voter contre le projet de loi «pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques». Depuis l'arrivée de Manuel Valls à Matignon, les textes économiques (excepté la loi de finances rectificative 2014) ont toujours été dédaignés par les frondeurs. Mais jusqu'à présent, ils ...

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