Loi El Khomri : les secrets d'une négociation sous haute pression

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Loi El Khomri : les secrets d'une négociation sous haute pression
Loi El Khomri : les secrets d'une négociation sous haute pression

Opération déminage à Matignon. Dès 10 heures et jusqu'à 17 h 30, Manuel Valls reçoit à tour de bras aujourd'hui. Syndicats et patronat défileront l'un après l'autre. Une heure chrono chacun, le temps de sonder les esprits et d'esquisser de possibles ouvertures à l'avant-veille d'une journée sociale test. Celle de tous les dangers pour le sommet de l'Etat, qui redoute par-dessous tout un remake du scénario CPE (en 2006) sur la loi El Khomri. « Si un mouvement social part, cela voudrait dire que l'on entre dans une autre histoire. Et le dossier réforme du travail se refermerait pour longtemps », redoute le député PS Christophe Caresche, proche du Premier ministre. Mais on n'en est pas encore là. D'ailleurs, l'exécutif peut déjà se targuer d'avoir désamorcé l'unité syndicale, entre les réformateurs et ceux qui ne veulent pas entendre parler du projet de loi.

La séquence de consulation-négociation qui s'ouvre aujourd'hui doit durer encore une dizaine de jours. Avec, très vite, un moment clé : la manifestation du 9 mars. La CGT, qui coorganise avec les mouvements de jeunes et les pétionnaires de #loitravailnonmerci (plus d'un million de signataires), prévoit déjà 169 défilés partout en France mercredi.

Le lendemain, jeudi, François Hollande et Manuel Valls déjeuneront ensemble pour tirer les premiers enseignements de la mobilisation. Une nouvelle journée de défilés aura lieu samedi à l'appel, cette fois, des syndicats réformistes. Durant le week-end et en début de semaine suivante, Hollande et Valls rendront leurs arbitrages. Ce sera l'heure de vérité. « Chacun attend le point de sortie de tout ça », commente avec une pointe d'ironie un frondeur du PS. « Valls n'est pas le plus enclin à faire des concessions. Si sa stratégie consiste à ne quasiment pas bouger les lignes pour ne pas froisser le patronat, et éviter de se mettre à dos une partie de la droite, ça va mal finir », lâche un poids lourd de ...

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