Loi El Khomri : 5 syndicats sur 11, dont la CFDT, font des contre-propositions

le , mis à jour à 16:24
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Loi El Khomri : 5 syndicats sur 11, dont la CFDT, font des contre-propositions
Loi El Khomri : 5 syndicats sur 11, dont la CFDT, font des contre-propositions

Face au projet de réforme du Code du Travail, le front syndical s'est un peu fissuré. Réunis ce jeudi matin au siège de l'Unsa, à Bagnolet, les syndicats n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les modifications à apporter et à renouveler l'alliance du 23 février dernier. Sur les onze organisations présentes, seules cinq d'entre elles (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa et le syndicat étudiant Fage) ont signé un texte commun réclamant que le projet de loi El Khomri soit «impérativement modifié en profondeur» en émettant des propositions.

La CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef et le syndicat lycéen UNL (lycéens) ont en revanche refusé d'apposer leur signature. «Le texte n'est pas signable. Il est trop flou et interprétable comme on veut», a expliqué Fabrice Angéi, de la CGT. La n°2 de la CFDT, Véronique Descacq, a de son côté regretté le fait «qu'il y a des organisations syndicales en France qui préfèrent ne pas faire de propositions, on l'a encore vu ce matin». Tous les syndicats, y compris les non-signataires, doivent se revoir le 18 mars, selon Luc Bérille, de l'Unsa.

Une autre réunion au siège de la CGT

Ce projet de loi «ne doit pas être seulement ajusté, mais impérativement modifié en profondeur, afin de le rééquilibrer en faveur des salariés», indique le texte, signé par les syndicats dits «réformistes» à l'issue de la réunion de près de quatre heures. Les signataires réclament à nouveau le retrait du plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif et des mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral de décisions de l'employeur.

Autre ligne jaune, le licenciement économique : la loi «doit permettre aux juges d'apprécier la réalité des difficultés économiques et retirer le périmètre national», selon le communiqué. La version initiale du projet de loi précise les motifs du licenciement économique (baisse du chiffre d'affaires, commandes, pertes d'exploitation) et ...

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  • frk987 il y a 9 mois

    Syndicats modernes soutenant la gauche moderne de Manolo, un vrai sketch d'humoristes. Une idéologie de 1850 c'est un archaïsme à éradiquer de la pensée contemporaine, y a ben que le PS pour donner dans cette fumisterie.

  • Berg690 il y a 9 mois

    C'est la raison pour laquelle il faut sortir de l'UE.

  • Alex282 il y a 9 mois

    Ils peuvent toujours se mettent d'accord entre eux mais, cette réforme est imposée par Bruxelles, alors l'avis des syndicats destructeurs d'emploi comme la CGT on s'en moque !!