Logipierre 1

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Petite SCPI de 21 immeubles capitalisant 67,1m€ fin 2013, Logipierre totalise 31405 m². Une surface identique à celle de 2012 qui montre une activité au ralenti sans arbitrage ni investissement. 

Ce « train-train » est sans doute imputable à la fixité d'un capital qui « gèle » les éventuelles acquisitions au rythme des augmentations de capital. Il tient aussi à une typologie d'actifs, le logement, bien moins tributaire aux effets de modes, de localisation et d'exigences réglementaires que l'immobilier d'entreprise. Dans le détail, elle est orientée principalement sur des locaux d'habitation (81%) principalement à Paris et sa région. A titre accessoire, le patrimoine offre une faible exposition vers les bureaux (6%), les commerces (9%) et les résidences hôtelières (3%).

Cette caractéristique, dans un contexte où la demande en logements est sous pression explique le bon niveau du taux d'occupation financier. Il atteint 96,45 % en décembre 2013 contre 97,56 % fin 2012. Hormis l'immeuble de Nancy qui est en cours d'arbitrage et qui représente 735m2, la vacance (2529m2) s'éclate sur toutes sortes de petites et moyennes surfaces. Mais pour une SCPI logements qui entretient régulièrement ses actifs par des travaux (515k€ en 2013 contre 208 k€ en 2012), la vacance est peu inquiétante car la relocation est souvent rapide. Preuve s'il en est, les biens qui étaient vides en 2012 ont été reloués en 2013. Depuis, d'autres ont suivi dans le cadre de la rotation normale des locataires. En tous cas, Fiducial Gérance persiste à améliorer le confort de ses locataires présents ou futurs. Alors qu'en 2011, la dotation aux provisions pour grosses réparations s'en ressent. Alors qu'elle ne représentait que 4 % des loyers, elle atteint depuis 2012 10 % des loyers quittancés. Un bel effort !

En terme financier, le résultat immobilier s'améliore compte tenu d'une augmentation des loyers (+1,5%) et d'une stabilité des charges immobilières non refacturables aux locataires. En revanche, le bilan souligne un alourdissement des charges d'exploitation du fait de l'augmentation de la dotation aux provisions pour créances douteuses. Après prise en compte des reprises de provisions, l'effet net sur le compte de résultat s'élève à -160k€ contre -66k€ en 2012.

Le dividende en baisse d'un exercice sur l'autre s'est élevé à 11,10€ (11,52€). Ce versement a permis d'étoffer un report à nouveau qui représente maintenant près de 6 mois de distribution.

Les hypothèses retenues pour l’exercice 2014 « en fonction des informations connues en début d'année devraient conduire à un résultat net comparable à celui de 2013 ». Pour le moment, le dividende servi au premier semestre (11,10€) est en droite ligne avec celui versé à la même période de 2012.

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